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Ultimate Fighting Championship, le cap à l’est !

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En presque 2 saisons, l’UFC a clairement franchi un cap vers les pays d’Europe de l’est avec l’arrivée de combattants russes, tchétchènes, daghestanais, kirghizes tous aussi redoutables que redoutés. Ces pays incarnent un certains renouveau au sein de plus grand circuit qui s’est appuyé sur le plus grand ambassadeur de cette région du glob, Khabib Nurmagomedov !

Khabib Nurmagomedov est un symbole. Combattant hors norme, c’est aussi un athlète respectueux et respecté. Il a forcé ce respect celui des grands qui marquent leur époque et pas seulement parce qu’il est invaincu en remportant tous ses matchs à l’UFC, les titres mais en restant humble. C’est même un trait de caractère commun aux athlètes issus  de pays qui oscillent entre Europe et Asie. C’est même un vrai choc des cultures avec l’organisation américaine très enclin au trash-talking et autres provocations. S’il fallait un exemple criant, c’est sans aucun doute le choc entre Khabib Nurmagomedov et Conor Mc Greggor qui illustre ici ces propos. Jamais, avant et pendant le match, le russe n’avait cédé aux provocations (c’est après le match qu’il est sorti de ses gonds).

Fedor Emelianenko régnait sur le Pride FC à une époque où l’UFC était moindre. Il a été un véritable précurseur et s’il na jamais combattu dans la cage US qui l’a toujours désiré, il a clairement été un élément déclencheur de l’intérêt du circuit pour les combattants évoqués ici.

L’humilité n’est pas la seule raison de la présence massive de ces combattantes et combattants. Il y a cette culture du sol qui est un atout majeur. Tous ou presque baignent dans la lutte depuis qu’ils sont petits et offrent des phases au sol très intéressantes techniquement mais également en terme de spectacle. Les victoires par soumission sont légion même si beaucoup ont évolué en terme de striking. Magomed Ankalaev illustre bien ce changement avec des succès par KO tout simplement terrible.

L’Ultimate Fighting Championship obtempère un vrai cap à l’est avec raison. Dana White a bien saisi la valeur de ces « guerriers » des temps modernes qui se réservent pour le seul octogone, lieu de vérité par excellence. Et s’ils sont peu à-même de faire le show à « l’américaine » post fight, force est de constater qu’ils le rendent à travers leur prestation et leur sens aiguisé du combat. Bien souvent soutenu par les leaders de leur pays, ces « fighters » ont aussi un « rôle » politique, bien malgré eux. Wladimir Poutine a savouré clairement la domination de Nurmagomedov sur sa catégorie. Dans un contexte tendu entre les USA et la Russie, c’est un vrai pied de nez qui est fait ici même s’il reste symbolique. Globalement, le public apprécie cette évolution vers les pays qui entoure la Russie et la Russie elle-même. C’est un apport de talent neuf et une autre école du MMA qui tend à perdurer tant que les retombées sportives et économiques seront là.

Voici une trentaine d’athlètes qui sont à l’UFC où qui y sont passés. Parmi eux se trouvent des champions du circuit américain, véritable référence de la planète MMA. 

  • Khabib Nurmagomedov (Russie / Daghestan)
  • Andréi Arlovski (Bélarus)
  • Shamil Abdurahimov (Daghestan)
  • Zarrukh Adashe (Ouzbékistan)
  • Mariya Agapova (Kazakhstan)
  • Omari Akhmedov (Russie)
  • Magomed Ankalaev (Russie)
  • Makhmud Muradov (Tadjikistan)
  • Said Nurmagomedov (Russie)
  • Liliya Shakirova (Ouzbékistan)
  • Movsar Evloev (Russie)
  • Rafael Fiziev (Kazakhstan)
  • Giga Chikadze (Géorgie)
  • Valentina Shevchenko (Kirghizistan)
  • Antonina Shevchenko (Kirghizistan)
  • Roman Dolidze (Géorgie)
  • Sultan Aliev (Russie)
  • Askar Askarov (Daghestan)
  • Magomed Bibulatov (Tchétchénie)
  • Roman Bogatov (Kazakhstan)
  • Gadzhimurad Antigulov (Russie)
  • Adlan Amagov (Tchétchénie)
  • Merab Dvalishvili (Géorgie)
  • Ramazan Emeev (Russie)
  • Shamil Gamzatov (Russie)
  • Khadis Ibragimov (Russie)
  • Damir Ismagulov (Russie)
  • Guram Kutateladze (Géorgie)
  • Islam Makhachev (Russie)
  • Nassourdine Imavov (Daghestan)

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L’armada des français à la World Muaythai Council

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Ils sont en nombre les français à être champion ou avoir été champion WMC (ndlr : World Muaythai Council). Les nakmuays tricolores apprécient la reconnaissance de cette fédération par les instances thaïlandaises. La France est même classée numéro 2 des pays les plus titrés.

Ce qui séduit c’est la difficulté a être champion WMC. Il n’y a pas de passe droit et même si la part faite aux boxeurs thaïlandais est belle, il faut un parcours logique pour prétendre à un titre mondial. A titre d’exemple, il est impossible de faire un championnat d’Europe si vous n’avez pas été champion de France. Les candidats sont scrupuleusement étudiés avant d’avoir l’aval des instances mondiales. Cette rigueur fait du bien, elle redonne une certaine légitimité aux ceintures.


La France est classée numéro 2 avec 3 champions du Monde. C’est la Thaïlande avec 6 titres mondiaux tous sexes confondus qui tient la 1ère place.


Pascal Arène représentant français de la WMC est devenu un véritable trait d’union entre la Thaïlande et la France pour la World Muaythai Council. Il suit les règles strictes de la fédération avec un certains succès il est vrai. Il faut rappeler qu’en France, la WMC est la seule a pouvoir sanctionné des combats avec titres internationaux pros dans les règles du muay thai. Avant lui, force est d’admettre que la France n’avait pas de vraie reconnaissance auprès des instances mondiales WMC. Il s’appuie sur son équipe composée de Sidy Kone et Xavier Lafaye qui sont de véritables relais d’informations mais également de fonctionnement aux quatre coins de France.

L’effet est un nivellement par le haut car tous les challengers ne sortent pas vainqueur de leur combat pour une couronne. Sofiane Meddar, Reda Oudgou, Thimothée Vandenouc, Samuel Andoche, Johny Tancray et même Yohan Lidon ont connu l’affre du revers. Cette présence d’une véritable armada française s’explique par le niveau des combattants français. Le travail effectué dans les salles françaises est bon ! Il permet de rivaliser avec les meilleurs mondiaux sans faire aucun complexe. Les français ont clairement franchi un cap pour la bonne cause.


Des noms sont ou ont été champion WMC et parmi eux les plus illustres. Damien Alamos et Jimmy Vienot ont pour particularité d’avoir pris le titre WMC et la ceinture du Lumpinee.


Si le Covid a stoppé l’activité, le dernier français a avoir combattu pour une ceinture WMC, c’est Matthieu Guevara. Il a défendu sa couronne européenne en avril dernier en Italie. Myriam Djedidi se distingue avec deux ceintures dans deux catégories différentes (voir ci-dessous). Aux champions, il faut ajouter les nakmuays qui apparaissent dans le ranking : Rafi Bohic, Samy Sana, Amine Kebir sont de ceux-là. Tout le monde attend désormais un retour sur le ring pour qui sait, élargir encore cette armada déjà bien fournie.

Les français qui détiennent ou ont détenu une ceinture WMC

  • Super middleweight – Yohan Lidon (Champion du Monde)
  • Middleweight – Jimmy Vienot (Champion du Monde)
  • Welterweight – Bobo Sacko (Champion du Monde)
  • Super lightweight – Damien  Alamos (Champion du Monde)
  • Lightweight – Charles François (Champion du Monde)
  • Welterweight – Giovanni Boyer (Champion intercontinental)
  • Middleweight – Gaétan Dambo (Champion d’Europe)
  • Welterweight – Thibault Arias (Champion d’Europe)
  • Super lightweight – Mathieu Guevara (Champion d’Europe)
  • Lightweight – Yassine Hamlaoui (Champion d’Europe)
  • Super Featherweight – Georges Gauthière (Champion d’Europe)
  • Bantamweight – Lizzie Largilière (Championne du Monde)
  • Super Flyweight – Myriam Djedidi (Championne intercontinental)
  • Lightweight – Jennifer Colomb (Championne d’Europe)
  • Bantamweight – Myriam Djedidi (Championne d’Europe)
  • Mini Flyweight – Fanny Ramos (Championne d’Europe)
  • Super lightweight – Saïd Amran vainqueur du challenge international WMC
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Glory 77 : des décisions qui font débats !

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Comment Artem Vakhitov et Donegi Abena ont-ils pu être déclaré perdant ? Comment a-t-on pu retirer le titre de champion des light heavyweight du premier nommé ? Comment a-t-on pu freiner l’ascension du second qui avait pris les 2 premières reprises pour les juges du Glory. Ces deux décisions sont clairement controversées et n’ont pas d’explications valables.

Alex Pereira était le premier surpris quand l’arbitre lui a levé le bras. Dangereux avec ses genoux, ses circulaires puissants, il a souvent rencontré les gants de Vakhitov qui lui est monté crescendo au fil des rounds. La précision en anglaise (ndlr : poing) et ses low kick auraient dû donner le verdict au russe. Il faut comprendre que les juges l’ont vu perdre la troisième reprise qu’il a pourtant dominé. Luis Tavares également a été presque étonné même si il avait lever les bras au coup de gong final. Donegi Abena a livré le match qu’il fallait, se montrant pondéré et plus précis (Tavares a raté ses 4 coups de pied retourné au corps). Le comble c’est que les juges donnent les 2 premières reprises à Abena et il perd quand même le combat.

Le Glory n’en sort pas grandi, loin de là ! Il n’y a aucun logique dans ce qui a été annoncé sur ces deux matchs. L’ultra-communication autour des Pereira (Aline disputait un title shot face à Tiffany Van Soest qui a dominé de la tête et des épaules un débat à sens unique) tend à penser que l’organisation lorgne vers le Brésil pour d’éventuels événements et pour cela il faut des brésiliens en haut de l’affiche. Pour Abena, il n’y a pas d’explication si ce n’est un vol manifeste. Il faut noter qu’après ce match, la diffusion du scorring des juges a été stoppé ! Ce n’est pas avec ce genre d’attitude que seront levées certaines suspicions. Comment peut-on perdre un combat de trois rounds quand on a remporté les deux premiers ? Vous avez deux heures pour répondre à ce problème !

Plus sérieusement, le Glory montre des signes inquiétants ! La programmation est loin d’avoir tenu ses promesses. Le match des super bantamweight n’avait pas de raison d’être, le tournoi a clairement été monté autour de Rico Verhoeven avec 4 hollandais dans dans le quatuor. Et puis sont venus s’ajouter ces verdicts à l’envers qui jettent le doute sur la crédibilité du circuit. Même le déroulement de la soirée prête débat. Elle a été étendue sur 4 heures avec une multitude de diffusions de trailers et autres interviews qui ont allongé au-delà du raisonnable les séquences entre combat.

Le bilan est clairement moyen pour ce 77ème opus qui n’a pas été épargné par le Covid, il faut le rappeler. Néanmoins, le Glory avait habitué les fans à mieux et il va falloir se servir de cette soirée pour rectifier le tir et corriger ce qui ne vas pas. Sinon, le public pourrait bien prendre la poudre d’escampette et regarder ailleurs si l’herbe est plus verte !

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