Phénix Boxing Only : du muscle et de la vista 

Saint Julien en Genevois accueillait ce week-end la cinquième édition du Phénix Boxing Only. Cette événement proposé par Pascal Pastor a tenu toutes ses promesses avec plusieurs victoires avant la limite et une tête d’affiche complètement débridée. Pastor et son équipe ont parfaitement réussi leur coup en faisant de cinquième opus une véritable réussite à tous les points de vue. Du public à l’accueil, tout a été parfaitement réglé même si ça n’est pas toujours simple. Du retour de Samir Mohamed au match de titans offert par Vedat Hoduk et Kadri Murseli, sans oublier le KO fantastique de Giovanni Gross, le PBO cinquième du nom laisse clairement place à 6ème édition !

Du muscle et du mental !

Quand il a fait le choix d’opposer Kadri Murseli à Vedat Hoduk, Pascal Pastor savait que ce ne serait pas simple pour son protégé. Hoduk est un monstre de puissance et il l’a démontré durant tout le combat. Frappeur hors pair, le turque a semblé à l’aise tout au long du combat même si finalement il a du faire avec le mental à toute épreuve de Kadri Murseli. Ce dernier n’a jamais lâché même après le décompte que lui a infligé son adversaire, même après cette blessure à la cheville. Jamais ! Répliquant avec des crochets larges, l’albanais a tout donné sans tricher devant un immense champion. Ce combat a finalement offert au public ce qu’il était venu chercher : de l’engagement et des sensations fortes. Il n’y a pas de re herche du geste parfait mais une envie d’en découdre dans le respect le plus total. Verdict, une victoire logique de Vedat Hoduk qui a fait respecter son rang à un Kadri Murseli dont il faut saluer le courage et l’abnégation.

La vista du Petit Prince

Cette confrontation entre Yohann Mermoux et Samir Mohamed était finalement un véritable piège pour le second nommé. Mermoux était prêt et il l’a démontré tout au long du combat avec des frappes de bûcheron en zone basse basse comme en zone médiane. Ses frappes ont claqué face à un Mohamed entreprenant avec ce direct et ses jambes qui partent vite et fort. Tour à tour, les deux hommes ont équilibré les débats poussant logiquement le corps arbitral à l’extra round. Il faut rappeler ici qu’il fait partie intégrante du règlement ce round supplémentaire et qu’il parfois trop oublié. Pas ici et finalement, il sera celui qui va voir le match basculer. Le Petit Prince a fait parlé le coup d’oeil en plaçant un high kick chirurgical qui obligera l’arbitre à compter. Mermoux sait qu’avec les 40 secondes qui restent, il va être difficile de s’imposer. Samir Mohamed s’impose, réalisant le plus difficile, revenir par un succès. Ce match n’était pas simple mais il a démontré que l’envie du sociétaire du KBCM est bien là. Yohann Mermoux s’il s’incline, a signé un bon match, de bon augure pour la suite.

Giovanni Gross fait parler la poudre

Il le savait Giovanni Gross que ce combat face à Milan Iseli ne serait pas simple. Dans une partie assez brouillonne où les deux hommes se faisaient réprimander par l’arbitre, tout s’est décanté dans la troisième reprise. D’abord avec un back fist fantastique du français (Milan est suisse) qui envoie Iseli au tapis. Compté, il repart au combat pour un échange musclé à souhait où un crochet le met out pour le compte. Le ring est beau mais également impitoyable et s’il faut saluer la précision du geste, il faut également prendre en compte la dramatique que peut engendrer une telle décision. Giovanni Gross signe son 3 KO de l’année en 4 sorties. Indéniablement, il est l’homme fort chez les -57kg même s’il n’aspire qu’à une chose : retrouver Hakim Hamech.

L’intelligence de ring

Le pieds-poings n’est pas qu’une question de puissance ou de volonté. La réflexion intellectuelle a sa place sur le ring. Islem Hamech l’a prouvé face à Issam Arabat Ziane. À aucun moment Islem n’a cédé à la panique même après le knoc down subi dans la première reprise. Il a construit patiemment son succès pour finalement abréger la rencontre sur un low kick. Issam a été au bout de lui-même face à un adversaire déterminé qu plus est très à l’aise à ce poids. Hamech a livré la partition qu’il fallait face à un adversaire plus puissant. Il démontre le potentiel que est le sien même si d’après Fayçal Hamech son père et coach, il y a encore des choses à améliorer.

Chafia Djouahra a été claire quant à son avenir. Elle franchira les étapes les unes après les autres. Face à Sabrina Bounoua, Chafia a du se montrer dur au mal notamment dans les jambes où les blocages deviennent peu à peu automatique. Bounoua est une frappeuse hors pair en zone basse et elle a clairement de belles choses devant elle. La différence dans ce combat s’est faite dans le schéma tactique. En privilégiant une boxe plus variée mais également en faisant parler son expérience,  Djouahra a signé une victoire logique et riche d’enseignements face à une boxeuse qui promet de part son tempérament et sa volonté d’aller au combat.

Que dire de la prestation de Badr-Eddîne Farchich face à Victor Bordage. Bordage n’a pourtant jamais lâché son adversaire, revenant dans cesse à la charge mais Farchich a comblé la différence d’efficacité par un style réfléchi notamment en corps à corps. Victor s’est appuyé sur sa précision et sa volonté d’aller de l’avant. Badr-Eddine a su s’appuyer sur un gros panel technique pour faire la différence. Il a démontré une vraie maîtrise pugilistique qui laisse démontré là aussi qu’il a de belles choses à faire dans le futur.

Author: Admin

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