Octofight : Mickaël Lebout, l’égoïsme pardonné !

Qui pourrait reproché à Mickaël Lebout de combattre pour lui ? Personne ! Avec un record de 35 combats (21V – 11D – 2N – 1NC), des combats à l’UFC, au M1 ou encore au Cage Warriors, on peut tout se permettre. Et pourtant le vétéran de l’UFC cultive l’humilité, la vraie pas celle des réseaux sociaux pour cultiver l’image du combattant trop souvent usurpée.

Lebout est un véritable un esthète, un passionné qui pousse l’abnégation à un point inimaginable. Même avec une journée folle où les médias se l’arrachent, il prévoit sa séance d’entrainement, peaufinant les réglages tel un un musicien faisant ses gammes. Lebout ne conçoit le combat que s’il est bien préparé ; son parcours lui offre ce luxe de pouvoir s’appuyer sur un vrai training camp avant un fight.

Facile  ? Non, il est passé par les pièges d’une carrière de combattant pour savoir ce qu’il voulait et où il allait. Point d’orgue de son parcours, cet UFC qui l’a convié à 3 reprises même si finalement sa période au M1 (5 combats excusez du peu) a été forte à souhait (les puristes savent à quel point il est difficile de s’imposer dans l’organisation russe).

Mickael Lebout va affronter le suisse Kevin Ruart le 7 mai à l’Octofight au Palais des Sports de Marseille

Finalement on ne peut rien reprocher à Mickael Lebout ! Il a donné, beaucoup donné au MMA français. Il fait partie de cette génération qui a donné un second souffle au MMA hexagonal , se heurtant à l’exception française qui ne voulait pas de ces combattants un peu trop libre. Sa carrière, il l’a faite essentiellement à l’extérieur, là où le MMA était autorisé. Avoir Lebout à l’Octofight c’est donc avoir une icône qui s’est construite dans le dur, c’est aussi simple que cela.

Marseille a déjà apprécié ses talents et dans quelques jours (ndlr : le 7 mai 2022), le Palais des Sports devra réservé un accueil empreint de respect mais aussi de générosité. C’est le prix à payer lorsque l’on veut voir un fighter de renom en action.

Author: tonton