Le sport français en souffrance !

C’est une évidence : le sport français est en souffrance. Devant la crise sanitaire que la France traverse et le flou de la gestion de la situation, les clubs tous sports confondus souffrent et pour certaines d’entre eux sont mis en danger.

Les sports de combats avec percussion (MMA, kickboxing, muay thai, savate etc….) sont clairement les enfants pauvres de l’activité sportive hexagonale. Hormis quelques exceptions, beaucoup sont le fruit d’un travail de plusieurs années. Un club de boxe quelque soit la boxe, un club de mma c’est l’histoire d’une vie qui dépend de la pratique de ses adhérents pour son fonctionnement. C’est une réalité économique qui ne doit pas être nier. Loin des idées parfois pré-conçues, ce n’est pas une source d’enrichissement mais bien d’épanouissement et de partage. Qui n’aime pas aller se défouler sur un sac ou se libérer de la pression quotidienne dans un cours bien mené.

C’est la privation de tout cela qu’engendre l’interdiction de la pratique du sport amateur puisque à ce jour seul le sport professionnel est autorisé. La boxe professionnelle est donc la seul actuellement à offrir des événements, assurant son leadership sur les autres disciplines grâce à ce sacro-saint statut professionnel. Deux événements diffusés sur Canal+ auront lieu le 21 novembre et le 13 décembre, deux dates à huis clos, il faut le préciser. Deux soirées qui font du bien aux adepts du genre et bien au-delà. 


Une enquête du journal Le Monde fait montre d’une baisse de près de 10% de l’activité. Des chiffres catastrophique néanmoins assez loin des 30% annoncés par la ministre délégué aux sports, Madame Roxana Maracineanu.


Car la morosité est ambiante, comment il pourrait en être autrement. Chaque jour qui passe accélère un peu plus la chute de nombreuses entités. C’est le parachutiste qui saute sans parachute qui voit sa fin arriver sans ne pouvoir rien faire. La métaphore est forte mais elle correspond hélas à la situation car des clubs vont mettre la clef sous la porte, c’est une triste réalité. Pour l’instant peu ou pas d’annonce des fédérations pour soutenir ces structures qui participent pourtant à l’activité fédérale. C’est un triste constat même s’il est encore tôt pour tirer un bilan de la situation. Il y aura forcément un après covid et c’est à cet instant-là que la cohésion devrait être forte autour des clubs.

En attendant, toutes ces femmes et tous ces hommes s’organisent comme ils peuvent et patientent, encore et encore. Sans comprendre (ils ne sont pas les seuls) les décisions qui sont prises. Le casse-tête est conséquent lorsqu’il s’agît de préparer une échéance à venir. Mais le coeur y est en espérant des jours meilleurs. C’est déjà ça !

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