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Reportages

L’AS Passy, un club qui marche !

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Merci à Margot Dumant

Les boxes pieds-poings se développe peu et même se démocratise puisqu’elles touchent toutes les couches sociales. L’A.S. Passy en est le parfait exemple puisque ce club est basé dans le 16 ème arrondissement de Paris. Voici une présentation de ce club en pleine expension par son président Laurent Gerbault qui affiche clairement sa passion des arts pugilistiques.

L’A.S. Passy a été créée en 2002 par les deux professeurs du club de kick boxing de l’A.S. Evry. Au départ situé dans la salle de gymnastique de l’école St Jean de Passy, le club a peu à peu étendu ses horaires de cours dans l’enceinte du lycée La Fontaine, établissement scolaire réputé situé au niveau de la porte Molitor, à deux pas du Parc des Princes.
S’adressant aux habitants du 16ème mais aussi à toute la population parisienne, quelque soit ses origines sociales, moyennant des tarifs de cotisations très bas, l’A.S. Passy a rapidement connu un succès populaire éclatant. Son secret ? Des cours mêlant les principaux sports de combat pieds/poings (kick boxing, full contact, K1, boxe thaï …) à la portée de tous, même complètement débutants en matière de sports de combat, dans une ambiance très conviviale, presque familiale. Ces cours sont dirigés par Gilles Graftieaux, probablement l’un des meilleurs éducateurs sportifs du moment.
Démarrant à 8 adhérents en 2002 à ses débuts, l’A.S. Passy dépasse aujourd’hui les 400 adhérents ce qui en fait tout simplement l’un des plus gros clubs français dans le domaine des sports de combat pieds/poings. Loin des clichés qui voudraient que le 16ème arrondissement n’excelle que dans les sports « haut de gamme » comme le golf, le tennis, l’équitation voire les arts martiaux traditionnels, l’A.S. Passy prouve que les sports de combat peuvent s’adresser à tous les types de publics.

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Fidèle à la tradition du club d’Evry qui avait ouvert au début des années 90 l’une des premières sections babyboxing de France, l’A.S. Passy propose des cours spéciaux pour les 4/6 ans et pour les 7/9 ans. Evidemment à cet âge-là, c’est l’aspect ludique qui prime.
La section jeune à partir de 10 ans compte environ 150 membres enthousiastes dont certains sont d’excellents compétiteurs. Quant à la section adulte, à partir de 16 ans et jusqu’à plus de 50 ans, elle se déroule dans un esprit plutôt loisir mais néanmoins très sportif. Ce qui marque aussi, c’est la présence de nombreuses femmes : près de 40% de l’effectif total ce qui est absolument remarquable tout sport confondu.

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Les résultats aux compétitions sont loin d’être anecdotiques puisque l’A.S Passy peut se vanter d’avoir déjà récolté entre autre 13 titres de champion de France ainsi que 36 titres régionaux. Le club compte quelques leaders de très bon niveau comme le jeune Marco Barroux âgé de 18 ans et champion de France junior de K1 et Eytan Chiche, 15 ans, champion de France de kick boxing chez les cadets.
L’A.S. Passy s’est même permis de démocratiser le MMA en créant des cours d’initiation : même les gamins ont le droit à leurs cours de MMA et ils adorent ça d’autant plus que la pratique est parfaitement encadrée et se déroule dans des conditions de sécurité optimales.
L’objectif de l’A.S. Passy est maintenant d’avoir une salle de boxe dédiée dans le 16ème arrondissement. Voilà près de 15 ans que l’A.S. Passy évolue dans des écoles, avec de nombreuses contraintes, sans douches ni vestiaires ni possibilité d’aménagements. De plus, les créneaux horaires sont trop limités par rapport à la demande. Et l’effectif de l’A.S Passy est aujourd’hui bien trop important pour un lycée. D’autant plus que les demandes d’inscriptions sont considérables, à toute heure de la journée et de la semaine. Une belle salle de boxe dans le 16ème arrondissement qui répondrait enfin à l’attente de tous les adhérents et de tous les parisiens qui veulent nous rejoindre, voilà le beau projet que nous voulons construire avec la mairie de Paris et celle du 16ème. Pas de doute que sur ce sujet-là, le consensus est possible entre les deux …

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Informations

A.S. Passy
Président : Laurent Gerbault
Téléphone : 0660531114
Cours lundi, jeudi, vendredi au lycée La Fontaine (17:30 à 21:30)
Samedi au lycée La Fontaine (14:00 à 16:30)
Mardi au 20 rue des Vignes (18:45 à 22:00)
Mail : aspassy@free.fr
Sites web : www.aspassy.com et www.fullkick.com

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Yohan SALVADOR – TACTICAL FIGHT TEAM « Polyvalence et détermination : école de MMA toulousaine»

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Par Luxo / Photos droits réservés : Valentine CHAPUIS

En Rugby et en Sud-Ouest, on sait bien que «les jeux de mains sont des jeux de toulousains» mais peut-on désormais le dire en Mixed Martial Arts ?
Si de grands noms ont déjà œuvré en région toulousaine pour le combat libre, on peut remarquer que depuis peu et malgré la crise COVID, une école dédiée au MMA se démène pour permettre la pratique au plus grand nombre, en ne rognant pas sur la qualité des intervenants.
Ouverte aux compétitions, aux stages, mises de gants diverses et même organisations, l’équipe du T.F.T quadrille la ville et prend le pari de la formation à la base, pour durer et devenir une véritable école de MMA. Si le portrait du jour met un focus particulier sur Yohan Salvador, un des fondateurs et combattants «Pro» de l’équipe, on sent lors de l’interview que le collectif l’emporte dans le projet de développement du club. En plus de l’exigence technique, les cours d’humilité sont peut-être de rigueur au Tactical Fight Team ? Bonne lecture à tous et merci à Valentine Chapuis pour ses photos.

 Salut Yohan et merci de présenter ta structure et ton parcours, en quelques mots ? Salut à tous, moi c’est Yohan SALVADOR, né à Montpellier et passionné depuis toujours de sports de combats. J’évolue actuellement en Pro à 66kg, et c’est le résultat d’un long parcours sur les tatamis et les rings, en effet j’ai débuté le JUDO à 4 ans !
J’ai toujours eu enfant de l’énergie à revendre et les arts martiaux vietnamiens m’ont attiré très tôt vers mes 7/8 ans, j’ai fait de la compétition en Minimes et Cadets avec parfois des titres nationaux mais surtout un intérêt majeur pour les aspects techniques de toutes les disciplines que j’ai approché.
Par exemple en Viet Vo Dao, la force des appuis et la vitesse d’exécution m’a marqué, j’ai essayé d’extraire le meilleur des disciplines dans lesquelles je me suis engagé.
J’ai repris le Judo au Lycée et j’ai testé largement la Boxe Française avec mon oncle qui était enseignant, la culture du combat m’intéresse sous toutes ses formes. Dès que je touchais à autre chose (Volley ou Handball), la notion d’opposition me manquait…

Par la suite, en lien avec mes études en BTS je suis parti sur REIMS en 2012 et je suis passé par l’Association EUROPE TOP TEAM d’Antony Dizy. J’ai bien accroché avec des coachs passionnés et j’ai aimé l’impératif de polyvalence…

J’aimerais n’oublier personne mais avec des enseignants comme Thearon (Muaythai), Olivier Hedoin et Benjamin (sol / MMA) ou Fred Coutelas et Poussin (Boxes), leur méthode rude et exigeante, j’ai beaucoup appris.

Enfin, à partir de 2014 en parallèle de mon école d’ingénieurs puis de ma vie professionnelle, entre Chaumont et Angers ou Le Creusot, j’ai toujours trouvé de quoi m’entraîner dans divers sports. J’ai testé les compétitions dès que possible en Lutte / Grappling Fight / Boxe Anglaise ou MMA.
Mes débuts pro en MMA ont eu lieu en 2017 en Angleterre puis c’est une mutation professionnelle qui m’a conduit en Sud Ouest en 2019.

Concernant notre club, j’insiste sur la dimension du groupe de combattants et profs fondateurs du TFT, ce sont des échanges avec des personnes sérieuses qui ont conduit la réflexion.

Un open mat m’a permis de croiser Quentin et on a vite vu que les gens ne se croisaient que trop peu, or il faut selon nous se confronter (amicalement) pour avancer…
On peut les citer tous je crois, avec Quentin AROLA qui est un passionné de jiu-jitsu brésilien qu’il pratique depuis 15 ans, a fait ses débuts pro en 2017 et réoriente ce savoir pour la pratique du MMA.

Mathieu CHAUMONT, ancien rugbyman qui prend en charge la préparation physique des combattants chez Tactical fight Team, au vu de ses connaissances à ce sujet et enfin Axel BIRBES, expérimenté en pieds-poings et habitué des rings, qui s’est complètement investi dans l’équipe. Nous avions posé le constat en 2020 qu’un club spécifiquement dédié au MMA n’existait pas réellement à TOULOUSE et nous avons structuré les choses en ce sens. Bien évidemment, la crise sanitaire a limité notre progression mais la rentrée 2022 semble sur ce point plus sereine.

Le sport de combat a semble-t-il bien structuré ta vie ces dernières années ? On peut même dire qu’il continue à le faire, car les objectifs nous concernant sont énoncés : vivre de notre passion, j’ai d’ailleurs cessé toute autre activité professionnelle en ce sens. Ensuite, nous voulons développer une approche ouverte à tous mais très sérieuse, on enseigne clairement que du MMA et sous tous ses aspects, il faut croire qu’il y a de la demande puisque nous finissions la saison 2021/2022 avec près d’une centaine de licenciés.

Sur le plan personnel et sportif, il faut appréhender les sacrifices menés par des gens qui comme moi ont mené une carrière amateur en Grappling Fight ou Pancrace, et qui devaient s’exporter en Belgique pour leurs débuts en MMA…
Moi je ne regrette rien car comme indiqué précédemment, tu as compris ma logique : gommer mes imperfections en travaillant beaucoup pour progresser, ne jamais dire « non » à une opportunité !

Cela impose d’alterner entre phase de progrès (par exemple auprès de Fred Coutelas en 2017 ou avec Yoann Portailler au CREUSOT en 2019) mais aussi des temps de prises de risque avec des combats acceptés en « short notice », 5 jours avant… Cela ne passe pas toujours mais au final, nos expériences de combattants font aussi de nous des profs aguerris, je pense.

Comment appréhendes-tu l’avenir pour ton club et pour ta propre carrière de combattant  ? Pour le club, le projet est assez simple, on essaye de couvrir divers quartiers de l’agglomération toulousaine avec 3 salles de MMA qui ouvrent en Septembre 2022. Nous serons au nord toulousain, à la Reynerie et toujours rue du Midi , notre salle d’origine.

Me concernant, j’ai envie de maintenir une bonne dynamique engagée en Septembre dernier, où malgré le Covid je suis resté actif et où j’ai performé à NIMES pour mon 4ème combat Pro, face à bon adversaire, grand espoir local du MMA. Nous avons été en lien avec des organisations sérieuses, à CANNES, à MIRAMAS, au Canada et je souhaite entretenir cette émulation interne au club, qui fait que chacun sert la préparation des partenaires qui ont des échéances.
Cet état d’esprit est une belle marque de fabrique, donc nous l’entretenons. De même pour nos amateurs qui ont fait leurs débuts à St Etienne, Paris ou Nimes !

Le mot de la fin par LUXO

Il est désormais temps de terminer ma série d’articles pour Head Kick News. Après 15 ans d’échanges et de collaboration, je remercie vivement Jérôme LOISEL pour la médiatisation des passionnés du combat, sous toute ses formes.

Un immense merci à tous les photographes qui ont oeuvré avec moi par seule amitié et passion de leur art : Valentine Chapuis, Tonino Crapiz, Mathieu Rondel, Alain Montsegur, Christophe Cablat, Jérôme Bardenet et mon ami Yann LEVY.

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Octofight : 100% MMA au Palais des Sports de Marseille

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Pari réussi pour les Roméas père et fils d’avoir importer un show 100% MMA dans une enceinte qui a tant connu en pieds-poings. Erick et Anthony ont offert un vrai spectacle dédié aux arts martiaux mixtes ! Dans un show parfaitement organisé et un timing parfait, les combats se sont enchaînés parfaitement. Comme toujours, c’est un panel très large de combattants qui a oeuvré durant environ 4 heures. Aucun cadeau n’a été fait aux athlètes locaux qui ont dû aller chercher leur succès en repoussant toujours plus loin leur limite.

De la maîtrise…

Le point d’orgue était le choc entre Mickael Lebout et le suisse Kevin Ruart. Lebout n’est jamais tomber dans le piège de la puissance en poing de son opposant. Il a donné le ton tout au long de la rencontre qui s’est déroulée essentiellement debout. Kevin a la foudre dans les mains mais il n’a jamais pu la placer. Lebout a touché à de nombreuses reprises, accélérant et temporisant comme il le souhaitait. A contrario, Vincent Delguerra a parfaitement maîtrisé son sujet au sol. Face au brésilien Jonas Bueno, le marseillais a construit patiemment son succès même s’il s’est dit déçu de la manière dont il a remporté le combat. On se demande bien pourquoi quand on regarde avec quelle facilité il a maîtrisé son sujet dans un combat tactique à souhait.

Audrey Kerouche doit oublier cette soirée. Frappée par un drame personnel quelques heures avant son combat face à l’italienne Fabiola Pidroni. Et clairement, la pensionnaire de la team Sorel n’a pas pu montrer son meilleur niveau. Match à refaire pour Audrey en lui souhaitant le meilleur dans sa vie personnelle.

… de l’envie ….

Ibrahim Idigov voulait une deuxième victoire professionnelle et il l’a démontré face à Rosario Laperna. Dans ce duel de marseillais, le protégé d’Yvan Sorel a soumis mais surtout poser les bases d’un futur sous les meilleurs auspices. A 19 ans, ce gamin en impose debout ou au sol et il incarne clairement l’avenir. Mona Ftouhi était également dans cet d’esprit face à la catalane Laetitia Gallardo. Méthodiquement, Mona a cadré avant d’envoyer son adversaire au sol et lui asséner une grêle de coups qui a mis fin au combat. Ftouhi reste invaincue au Palais des Sports, elle signe même sa 2ème victoire avant la limite. Dimtri Solimeis voulait concrétiser cette opportunité inattendue (il a remplacé Romano Fernandez blessé). Face au bulgare Nikola Didov, il a lui aussi fait montre de patience avant de faire mouche dans la 3ème reprise.

Sami Yahia voulait prendre sa revanche face au dominicain Rony Gomez. Blessé contre cet opposant il y a 2 ans, Sami a géré ses émotions et son adversaire en le soumettant dans la seconde reprise. Le marseillais a tout simplement été bluffant ! Il a lavé l’affront de ce revers et peut sereinement se tourner vers l’avenir.

…. et de la générosité

Ghiles Oudleha et Philippe Salmon n’ont pas connu la même fortune lors de cet Octofight 4. Ils ont néanmoins en commun cette générosité qui les caractérise depuis plusieurs années. Face au sculptural brésilien Joelson Nascimento, Ghiles n’a jamais lâché mais la puissance de son adversaire, ajoutée à son style très technique, ne lui ont pas permis de s’imposer. Joelson est un client solide à souhait qui affiche une maîtrise impressionnante du sol. Pour Philippe Salmon, l’adversaire était Samy Si Ahmed, passé par le MMA Factory et désormais à Nîmes. Les deux hommes ont offert le match de la soirée et Salmon a tiré son épingle du jeu avec son striking subissant tout de même plusieurs amenées au sol. Une revanche s’impose pour le plaisir du public.

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Events

octobre 2022
Pas d'événement actuellement programmé.

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