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J+7 : Nait Slimani, un retour appliqué !

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Les temps forts n’ont pas manqué lors de cette 14ème édition du World GBC. L’édition soigneusement orchestrée par David Blanc et Bruce Codron a tenu toutes ses promesses et même au-delà dans une ambiance fantastique. Eddy Nait Slimani, héros de tout un peuple a soigné son retour, Luc Genieys y a franchi un cap, Nasser Boungab s’est révélé. Retour sur les temps forts de cette édition haute en action et en spectacle.

Eddy Nait Slimani soigne son retour

Rien n’a été facile dans ce combat face à Yvan Naccari. Eddy Nait Slimani n’a pas eût la partie facile même si sa victoire ne souffre d’aucune ambiguïté. L’italien est un expérimenté du ring qui a obligé E.N.S a rapidement retrouver ses marques et son spécial, le retourné-sauté qui a définitivement conquis le public mais était-ce nécessaire. L’audience lui était acquise et ses fans ont su poussé. Eddy a affiché la même décontraction avec néanmoins une application plus stricte des consignes. Cette victoire est clairement de bonne fracture avant un duel de haute volée face à Sergei Kuliaba à la Nuit Des Champions le 16 novembre prochain à Marseille.


Luc Genieys est sans aucun doute le boxeur qui a le plus marqué ce 14ème opus du World GBC Tour. Dans cette revanche accordée à Mathis Djanoyan, il a été appliqué et efficace. Son sens du timing s’est révélé déterminant dans ce combat où tout a basculé sur un splendide retourné au corps. Luc a franchi un cap de plus en démontrant qu’en plus de savoir boxer, il savait aussi frapper. Ce qui va compliquer un peu plus encore les affaires de ses prochains adversaires.


Nasser Boungab (AJSR) poursuit sur sa lancée. Auteur d’une dernière saison fantastique chez les amateurs avec un doublé championnat de France K-1 et muay thai, il avait passé son baptème du feu chez les pros avec une victoire en septembre dernier au Battle of Saint Raphaël. Cette fois, il a remporté la Bruce Codron Talent Cup en gréant parfaitement ses combats. Efficace face à Eddy Fedal notamment avec son back fist, il l’a également été en finale en infligeant deux décomptes au pourtant très solide Mathan Choinard (Gym Yaz). Boungab s’est très vite adapté au format pro et il va retrouver Mathieu Codron pour un combat revanche au 10 DEAL Event 2.


Mathan Choinard a réalisé un bon tournoi. Sa demi-finale face à Mathieu Codron a séduit un public pourtant acquis à la cause de son opposant. Dans ce combat, il a su imposer sa boxe très aggressive.


Des superfights à la hauteur étaient à l’affiche. Anthony Valverde a affiché une boxe plus posée, un style plus mature face au très solide Nemov Erdjanik. Valverde s’est appliqué à presser son adversaire constamment, en touchant durement avec ses genoux. Anthony a dû composer avec le mental à toute épreuve de Nemov, joker de dernière minute. Pour le français, la saison est lancée comme il se doit avant deux échéances importantes. Emma Gongora a elle aussi bien débuté l’épisode 2019 – 2020 face à Delphine Guénon. La marseillaise n’a pas eût pour autant la partie facile, Delphine usant allègrement du low kick. C’est une coupure qui a mis fin au débat prématurément, imposant finalement une revanche entre les deux boxeurs. Opposé à l’espagnol Julian Arias, Yoann Ha Van n’a pas pu imposer son allonge face à un adversaire intraitable à mi-distance. Yoann a sorti quelques gestes de classe mais de la bouche même de ce dernier, il est passé à côté de son match.


Le bilan du World GBC Tour 14 est bon. Que ce soit dans l’aspect sportif des choses ou dans l’aspect show, tout a été fait pour que le public en redemande. Et le rendez-vous est déjà pris pour la 20ème édition du Gym Boxe Challenge devenu World GBC Tour.


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L’armada des français à la World Muaythai Council

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Ils sont en nombre les français à être champion ou avoir été champion WMC (ndlr : World Muaythai Council). Les nakmuays tricolores apprécient la reconnaissance de cette fédération par les instances thaïlandaises. La France est même classée numéro 2 des pays les plus titrés.

Ce qui séduit c’est la difficulté a être champion WMC. Il n’y a pas de passe droit et même si la part faite aux boxeurs thaïlandais est belle, il faut un parcours logique pour prétendre à un titre mondial. A titre d’exemple, il est impossible de faire un championnat d’Europe si vous n’avez pas été champion de France. Les candidats sont scrupuleusement étudiés avant d’avoir l’aval des instances mondiales. Cette rigueur fait du bien, elle redonne une certaine légitimité aux ceintures.


La France est classée numéro 2 avec 3 champions du Monde. C’est la Thaïlande avec 6 titres mondiaux tous sexes confondus qui tient la 1ère place.


Pascal Arène représentant français de la WMC est devenu un véritable trait d’union entre la Thaïlande et la France pour la World Muaythai Council. Il suit les règles strictes de la fédération avec un certains succès il est vrai. Il faut rappeler qu’en France, la WMC est la seule a pouvoir sanctionné des combats avec titres internationaux pros dans les règles du muay thai. Avant lui, force est d’admettre que la France n’avait pas de vraie reconnaissance auprès des instances mondiales WMC. Il s’appuie sur son équipe composée de Sidy Kone et Xavier Lafaye qui sont de véritables relais d’informations mais également de fonctionnement aux quatre coins de France.

L’effet est un nivellement par le haut car tous les challengers ne sortent pas vainqueur de leur combat pour une couronne. Sofiane Meddar, Reda Oudgou, Thimothée Vandenouc, Samuel Andoche, Johny Tancray et même Yohan Lidon ont connu l’affre du revers. Cette présence d’une véritable armada française s’explique par le niveau des combattants français. Le travail effectué dans les salles françaises est bon ! Il permet de rivaliser avec les meilleurs mondiaux sans faire aucun complexe. Les français ont clairement franchi un cap pour la bonne cause.


Des noms sont ou ont été champion WMC et parmi eux les plus illustres. Damien Alamos et Jimmy Vienot ont pour particularité d’avoir pris le titre WMC et la ceinture du Lumpinee.


Si le Covid a stoppé l’activité, le dernier français a avoir combattu pour une ceinture WMC, c’est Matthieu Guevara. Il a défendu sa couronne européenne en avril dernier en Italie. Myriam Djedidi se distingue avec deux ceintures dans deux catégories différentes (voir ci-dessous). Aux champions, il faut ajouter les nakmuays qui apparaissent dans le ranking : Rafi Bohic, Samy Sana, Amine Kebir sont de ceux-là. Tout le monde attend désormais un retour sur le ring pour qui sait, élargir encore cette armada déjà bien fournie.

Les français qui détiennent ou ont détenu une ceinture WMC

  • Super middleweight – Yohan Lidon (Champion du Monde)
  • Middleweight – Jimmy Vienot (Champion du Monde)
  • Welterweight – Bobo Sacko (Champion du Monde)
  • Super lightweight – Damien  Alamos (Champion du Monde)
  • Lightweight – Charles François (Champion du Monde)
  • Welterweight – Giovanni Boyer (Champion intercontinental)
  • Middleweight – Gaétan Dambo (Champion d’Europe)
  • Welterweight – Thibault Arias (Champion d’Europe)
  • Super lightweight – Mathieu Guevara (Champion d’Europe)
  • Lightweight – Yassine Hamlaoui (Champion d’Europe)
  • Super Featherweight – Georges Gauthière (Champion d’Europe)
  • Bantamweight – Lizzie Largilière (Championne du Monde)
  • Super Flyweight – Myriam Djedidi (Championne intercontinental)
  • Lightweight – Jennifer Colomb (Championne d’Europe)
  • Bantamweight – Myriam Djedidi (Championne d’Europe)
  • Mini Flyweight – Fanny Ramos (Championne d’Europe)
  • Super lightweight – Saïd Amran vainqueur du challenge international WMC
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Glory 77 : des décisions qui font débats !

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Comment Artem Vakhitov et Donegi Abena ont-ils pu être déclaré perdant ? Comment a-t-on pu retirer le titre de champion des light heavyweight du premier nommé ? Comment a-t-on pu freiner l’ascension du second qui avait pris les 2 premières reprises pour les juges du Glory. Ces deux décisions sont clairement controversées et n’ont pas d’explications valables.

Alex Pereira était le premier surpris quand l’arbitre lui a levé le bras. Dangereux avec ses genoux, ses circulaires puissants, il a souvent rencontré les gants de Vakhitov qui lui est monté crescendo au fil des rounds. La précision en anglaise (ndlr : poing) et ses low kick auraient dû donner le verdict au russe. Il faut comprendre que les juges l’ont vu perdre la troisième reprise qu’il a pourtant dominé. Luis Tavares également a été presque étonné même si il avait lever les bras au coup de gong final. Donegi Abena a livré le match qu’il fallait, se montrant pondéré et plus précis (Tavares a raté ses 4 coups de pied retourné au corps). Le comble c’est que les juges donnent les 2 premières reprises à Abena et il perd quand même le combat.

Le Glory n’en sort pas grandi, loin de là ! Il n’y a aucun logique dans ce qui a été annoncé sur ces deux matchs. L’ultra-communication autour des Pereira (Aline disputait un title shot face à Tiffany Van Soest qui a dominé de la tête et des épaules un débat à sens unique) tend à penser que l’organisation lorgne vers le Brésil pour d’éventuels événements et pour cela il faut des brésiliens en haut de l’affiche. Pour Abena, il n’y a pas d’explication si ce n’est un vol manifeste. Il faut noter qu’après ce match, la diffusion du scorring des juges a été stoppé ! Ce n’est pas avec ce genre d’attitude que seront levées certaines suspicions. Comment peut-on perdre un combat de trois rounds quand on a remporté les deux premiers ? Vous avez deux heures pour répondre à ce problème !

Plus sérieusement, le Glory montre des signes inquiétants ! La programmation est loin d’avoir tenu ses promesses. Le match des super bantamweight n’avait pas de raison d’être, le tournoi a clairement été monté autour de Rico Verhoeven avec 4 hollandais dans dans le quatuor. Et puis sont venus s’ajouter ces verdicts à l’envers qui jettent le doute sur la crédibilité du circuit. Même le déroulement de la soirée prête débat. Elle a été étendue sur 4 heures avec une multitude de diffusions de trailers et autres interviews qui ont allongé au-delà du raisonnable les séquences entre combat.

Le bilan est clairement moyen pour ce 77ème opus qui n’a pas été épargné par le Covid, il faut le rappeler. Néanmoins, le Glory avait habitué les fans à mieux et il va falloir se servir de cette soirée pour rectifier le tir et corriger ce qui ne vas pas. Sinon, le public pourrait bien prendre la poudre d’escampette et regarder ailleurs si l’herbe est plus verte !

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