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Glory 77 : des décisions qui font débats !

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Comment Artem Vakhitov et Donegi Abena ont-ils pu être déclaré perdant ? Comment a-t-on pu retirer le titre de champion des light heavyweight du premier nommé ? Comment a-t-on pu freiner l’ascension du second qui avait pris les 2 premières reprises pour les juges du Glory. Ces deux décisions sont clairement controversées et n’ont pas d’explications valables.

Alex Pereira était le premier surpris quand l’arbitre lui a levé le bras. Dangereux avec ses genoux, ses circulaires puissants, il a souvent rencontré les gants de Vakhitov qui lui est monté crescendo au fil des rounds. La précision en anglaise (ndlr : poing) et ses low kick auraient dû donner le verdict au russe. Il faut comprendre que les juges l’ont vu perdre la troisième reprise qu’il a pourtant dominé. Luis Tavares également a été presque étonné même si il avait lever les bras au coup de gong final. Donegi Abena a livré le match qu’il fallait, se montrant pondéré et plus précis (Tavares a raté ses 4 coups de pied retourné au corps). Le comble c’est que les juges donnent les 2 premières reprises à Abena et il perd quand même le combat.

Le Glory n’en sort pas grandi, loin de là ! Il n’y a aucun logique dans ce qui a été annoncé sur ces deux matchs. L’ultra-communication autour des Pereira (Aline disputait un title shot face à Tiffany Van Soest qui a dominé de la tête et des épaules un débat à sens unique) tend à penser que l’organisation lorgne vers le Brésil pour d’éventuels événements et pour cela il faut des brésiliens en haut de l’affiche. Pour Abena, il n’y a pas d’explication si ce n’est un vol manifeste. Il faut noter qu’après ce match, la diffusion du scorring des juges a été stoppé ! Ce n’est pas avec ce genre d’attitude que seront levées certaines suspicions. Comment peut-on perdre un combat de trois rounds quand on a remporté les deux premiers ? Vous avez deux heures pour répondre à ce problème !

Plus sérieusement, le Glory montre des signes inquiétants ! La programmation est loin d’avoir tenu ses promesses. Le match des super bantamweight n’avait pas de raison d’être, le tournoi a clairement été monté autour de Rico Verhoeven avec 4 hollandais dans dans le quatuor. Et puis sont venus s’ajouter ces verdicts à l’envers qui jettent le doute sur la crédibilité du circuit. Même le déroulement de la soirée prête débat. Elle a été étendue sur 4 heures avec une multitude de diffusions de trailers et autres interviews qui ont allongé au-delà du raisonnable les séquences entre combat.

Le bilan est clairement moyen pour ce 77ème opus qui n’a pas été épargné par le Covid, il faut le rappeler. Néanmoins, le Glory avait habitué les fans à mieux et il va falloir se servir de cette soirée pour rectifier le tir et corriger ce qui ne vas pas. Sinon, le public pourrait bien prendre la poudre d’escampette et regarder ailleurs si l’herbe est plus verte !

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L’armada des français à la World Muaythai Council

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Ils sont en nombre les français à être champion ou avoir été champion WMC (ndlr : World Muaythai Council). Les nakmuays tricolores apprécient la reconnaissance de cette fédération par les instances thaïlandaises. La France est même classée numéro 2 des pays les plus titrés.

Ce qui séduit c’est la difficulté a être champion WMC. Il n’y a pas de passe droit et même si la part faite aux boxeurs thaïlandais est belle, il faut un parcours logique pour prétendre à un titre mondial. A titre d’exemple, il est impossible de faire un championnat d’Europe si vous n’avez pas été champion de France. Les candidats sont scrupuleusement étudiés avant d’avoir l’aval des instances mondiales. Cette rigueur fait du bien, elle redonne une certaine légitimité aux ceintures.


La France est classée numéro 2 avec 3 champions du Monde. C’est la Thaïlande avec 6 titres mondiaux tous sexes confondus qui tient la 1ère place.


Pascal Arène représentant français de la WMC est devenu un véritable trait d’union entre la Thaïlande et la France pour la World Muaythai Council. Il suit les règles strictes de la fédération avec un certains succès il est vrai. Il faut rappeler qu’en France, la WMC est la seule a pouvoir sanctionné des combats avec titres internationaux pros dans les règles du muay thai. Avant lui, force est d’admettre que la France n’avait pas de vraie reconnaissance auprès des instances mondiales WMC. Il s’appuie sur son équipe composée de Sidy Kone et Xavier Lafaye qui sont de véritables relais d’informations mais également de fonctionnement aux quatre coins de France.

L’effet est un nivellement par le haut car tous les challengers ne sortent pas vainqueur de leur combat pour une couronne. Sofiane Meddar, Reda Oudgou, Thimothée Vandenouc, Samuel Andoche, Johny Tancray et même Yohan Lidon ont connu l’affre du revers. Cette présence d’une véritable armada française s’explique par le niveau des combattants français. Le travail effectué dans les salles françaises est bon ! Il permet de rivaliser avec les meilleurs mondiaux sans faire aucun complexe. Les français ont clairement franchi un cap pour la bonne cause.


Des noms sont ou ont été champion WMC et parmi eux les plus illustres. Damien Alamos et Jimmy Vienot ont pour particularité d’avoir pris le titre WMC et la ceinture du Lumpinee.


Si le Covid a stoppé l’activité, le dernier français a avoir combattu pour une ceinture WMC, c’est Matthieu Guevara. Il a défendu sa couronne européenne en avril dernier en Italie. Myriam Djedidi se distingue avec deux ceintures dans deux catégories différentes (voir ci-dessous). Aux champions, il faut ajouter les nakmuays qui apparaissent dans le ranking : Rafi Bohic, Samy Sana, Amine Kebir sont de ceux-là. Tout le monde attend désormais un retour sur le ring pour qui sait, élargir encore cette armada déjà bien fournie.

Les français qui détiennent ou ont détenu une ceinture WMC

  • Super middleweight – Yohan Lidon (Champion du Monde)
  • Middleweight – Jimmy Vienot (Champion du Monde)
  • Welterweight – Bobo Sacko (Champion du Monde)
  • Super lightweight – Damien  Alamos (Champion du Monde)
  • Lightweight – Charles François (Champion du Monde)
  • Welterweight – Giovanni Boyer (Champion intercontinental)
  • Middleweight – Gaétan Dambo (Champion d’Europe)
  • Welterweight – Thibault Arias (Champion d’Europe)
  • Super lightweight – Mathieu Guevara (Champion d’Europe)
  • Lightweight – Yassine Hamlaoui (Champion d’Europe)
  • Super Featherweight – Georges Gauthière (Champion d’Europe)
  • Bantamweight – Lizzie Largilière (Championne du Monde)
  • Super Flyweight – Myriam Djedidi (Championne intercontinental)
  • Lightweight – Jennifer Colomb (Championne d’Europe)
  • Bantamweight – Myriam Djedidi (Championne d’Europe)
  • Mini Flyweight – Fanny Ramos (Championne d’Europe)
  • Super lightweight – Saïd Amran vainqueur du challenge international WMC
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Cédric Doumbe domine Murthel Groenhart et le Glory !

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Crédit photo : Morgan Fortrie Cédric Doumbe est un roi ! Celui des welters (77kg) avec une domination écrasante sur sa division, son challenger officiel en a fait les frais en 2 rounds hier soir à Rotterdam. Il est aussi le roi du Glory sportivement et logiquement, même Alex Pereira et la prise de titre étonnante dans une deuxième catégorie n’y changeront rien. « Doumced » est le meilleur combattant de la planète point !

Pourtant, Murthel Groenhart a montré de la belle boxe, piquant bien avec ses genoux, utilisant parfaitement son allonge supérieur. Mais les contres dévastateur des deux mains, le direct au plexus, les frappes en zone basse du français ont rapidement fait leur effet. Cédric a fait montre d’une précision redoutable, d’un timing à faire pâlir un horloger suisse. Chaque coup était donné pour faire mal et dans l’épreuve de force qu’a voulu imposer Murthel, il a été plus que solide, il a dominé.

A la fin de la première reprise, Doumbe sentait que la fin était proche. Durant tout le match, il a donné l’impression qu’il savait par avance ce qu’il allait faire. Cela démontre à quel point il a analysé son adversaire et préparé cette échéance. Dans la deuxième, il a déroulé esquivant un genoux sauté du hollandais qui passera par dessus. Ce dernier en profite pour récupérer des charges monstrueuses du champion  qui avait obligé l’arbitre à le compter. Doumbe est bien conscient de la situation, la sentence est dans ses mains et c’est avec un crochet monstrueux qu’il allonge son règne.

Pas d’effusion de joie mais la satisfaction du travail accompli dans le regard. Tout le travail fait en amont a payé, y compris dans le registre psychologique ; Murthel Groenhart a clairement été déstabilisé. Il a eut geste élégant en allant touché le gant de Cédric avant l’annonce du verdict.

Qui peut battre Cédric Doumbe ? Pour l’instant personne et les challenges vont manquer au Gory, c’est une évidence. Le circuit va peiner pour trouver des noms à mettre en face du champion en titre d’autant plus au regard de la copie qu’il a livré. Il a livré le plus beau match de sa carrière. Tout a été millimétré, soigneusement calculé avec une impression d’une maîtrise totale du ring. Cela ne va pas rassurez ses adversaires qui ne se bousculent pas en tant ordinaire. Evidemment, la rumeur d’un départ en MMA revient à la charge. Les fans en parlent et il n’y a jamais de fumée sans feu.


Cédric Doumbe reste sur 6 victoires avant la limite sur ses 7 derniers succès !


Cédric a un statut à part avec cette ceinture autour de la taille mais pour ce qu’il dégage sur le ring. Celles et ceux qui lui reprochent sa méthode de promotion d’un combat doivent comprendre que c’est ce qui lui a entrouvert les portes de l’UFC. Il a déjà participé au show de Joe Rogan, s’est entraîné avec un certain Khabib Nurmagomedov, et s’était même lancé dans une collaboration avec le MMA Factory qui a pignon sur rue avec l’Ultimate Fighting Championship avec 5 combattants dans le circuit (c’est le seul club français qui peut se targuer de cela).

Quoi qu’il en soit, l’avenir c’est Doumbe ! Doumbe c’est notre gars sur, un champion qui joint les paroles aux actes avec une facilité qui détonne. Il est sur une autre planète, celle du professionnalisme exacerbé, poussé à l’extrême par souci de réaliser de bonnes performances. Hier soir était un grand soir et même l’absence du public a été occulté par le réalisme du champion. Il nous a vraiment fait rêver !

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