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Glory 77 : 4 titres et un enjeu !

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Le kickboxing peine à l’échelon mondial là où le MMA et le kickboxing tirent leur épingle du jeu. Le Glory n’échappe à cet état de fait et il faut clairement une soirée de gros calibre pour faire oublier la défaite de Badr Hari sur lequel le Glory comptait (compte-t-il encore dessus ?). Le revers subi par le marocain change la donne dans les ambitions des dirigeants du circuit qui espéraient un très lucratif troisième choc avec Rico Verhoeven. Il faut offrir au public les matchs qui l’attend. Avec 4 titres en une soirée, le signal est fort envers les fans qui se sont montrés patients jusqu’ici.

Rico Verhoeven, roi des poids lourds le sait : la planète kickboxing n’a d’yeux que pour Hari, élevé au rang de légende vivante et qui n’en a pas fini avec le ring (rappelons ici qu’il a été positif au COVID 19 et selon le degré d’infection, il faut du temps pour s’en remettre, ce qui n’était pas idéal en pleine préparation). En opposant Jamal Ben Saddik pour la troisième fois à Rico Verhoeven, le Glory part en terrain connu puisque les eux hommes se sont imposés chacun une fois. Le marocain qui est dans l’ombre d’Hari veut saisir sa chance et réaliser ce que son illustre compatriote n’a pas réussi à savoir prendre le titre du Glory. Le faire oublier est quasiment impossible tant Badr a marqué l’esprit des fans. Jamal a les armes pour devenir champion et sa victoire ne serait pas une surprise en soi.

Pereira favori …

Artem Vakhitov, roi des lightheavyweights, revient aux affaires face à Alex Pereira champion des middleweights. Un choc dans la pure tradition des combats inter-division. La rencontre de la glace et du feu tant ils sont opposés dans leur façon de boxer. Artem est un artiste du ring considérablement gêné par une blessure récurrente. Fort de ses 7 succès de rang, il reste sur une performance moyenne alors qu’Alex enchaîne les victoires avant la limite. Parmi les succès du brésilien, un KO magistral face à Donegi Abena contre lequel Vakhitov avait eut bien des problèmes. Clairement en danger, le russe n’a d’autres choix que de s’imposer, son style ne faisant pas l’unanimité. Le ranking des -95kg est qui plus est assez confus : seul un top 5 apparaît désormais. Alex Pereira est le favori de ce match même s’il affronte son adversaire le plus stratège de sa carrière. En cas de victoire, il rejoindrai Robin Van Roosmalen dans le cercle des champions titrés dans deux divisions de poids.

… Doumbe aussi !

Il ne peut en être autrement au regard de la dynamique de victoires mais aussi la qualité de l’opposition, Cédric Doumbe est le favori face à Murthel Groenhart. Ce dernier a bénéficié d’un match à sa portée lors de sa dernière sortie où Doumbe avait eut des mots avec lui une fois de plus. Le français va devoir être prudent dans son approche, son adversaire profitant de chaque faille même s’il est borderline avec les règles. Les deux boxeurs se connaissent là aussi puisqu’ils comptent chacun une victoire dans des matchs essentiellement tactique. Doumced s’est métamorphosé depuis et son punch en refroidit plus d’un. Sera-t-il suffisant dans ce match pour venir à bout de l’expérience de Murthel ? Réponse le 30 janvier prochain.

Van Soest sans rivale

Comment Aline Pereirai peut disputer un title shot en ayant seulement 2 combats au Glory ? Comment le circuit a pu laisser partir une boxeuse de la qualité d’Anissa Meksen ? Des questions qui révèlent la complexité pour les dirigeants à développer chez les féminines et apporter une vraie concurrence. C’est ainsi. Dans cette défense de titre, l’américaine semble partie pour conserver son titre même si en matière de ring, rien n’est figé. Pereira n’a rien à perdre, bien au contraire et si elle venait à remporter ce match, elle rejoindrait son frère au tableau des champions Glory. De quoi susciter l’intérêt sur le marché brésilien déjà bien occupé par le MMA.

Au final le Glory va devoir espérer des grands matchs pour relancer une dynamique de soirée qui peine à se faire. La concurrence est rude et clairement, cette organisation va devoir rapidement trouver un second souffle sous peine d’y laisser des plums financièrement.

 


Rappel


Glory title . +95kg . Rico Verhoeven (HOL) (C) vs. Jamal Ben Saddik (MAR)

Glory title . -95kg . Artem Vakhitov (RUS) (C) vs. Alex Pereira (BRE) (iC)

Glory title . -77kg . Cédric Doumbé (FRA) (C) vs. Murthel Groenhart (HOL) (iC)

Glory title . -55,300kg . Tiffany Van Soest (USA) (C) vs. Aline Pereira (BRE)

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L’armada des français à la World Muaythai Council

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Ils sont en nombre les français à être champion ou avoir été champion WMC (ndlr : World Muaythai Council). Les nakmuays tricolores apprécient la reconnaissance de cette fédération par les instances thaïlandaises. La France est même classée numéro 2 des pays les plus titrés.

Ce qui séduit c’est la difficulté a être champion WMC. Il n’y a pas de passe droit et même si la part faite aux boxeurs thaïlandais est belle, il faut un parcours logique pour prétendre à un titre mondial. A titre d’exemple, il est impossible de faire un championnat d’Europe si vous n’avez pas été champion de France. Les candidats sont scrupuleusement étudiés avant d’avoir l’aval des instances mondiales. Cette rigueur fait du bien, elle redonne une certaine légitimité aux ceintures.


La France est classée numéro 2 avec 3 champions du Monde. C’est la Thaïlande avec 6 titres mondiaux tous sexes confondus qui tient la 1ère place.


Pascal Arène représentant français de la WMC est devenu un véritable trait d’union entre la Thaïlande et la France pour la World Muaythai Council. Il suit les règles strictes de la fédération avec un certains succès il est vrai. Il faut rappeler qu’en France, la WMC est la seule a pouvoir sanctionné des combats avec titres internationaux pros dans les règles du muay thai. Avant lui, force est d’admettre que la France n’avait pas de vraie reconnaissance auprès des instances mondiales WMC. Il s’appuie sur son équipe composée de Sidy Kone et Xavier Lafaye qui sont de véritables relais d’informations mais également de fonctionnement aux quatre coins de France.

L’effet est un nivellement par le haut car tous les challengers ne sortent pas vainqueur de leur combat pour une couronne. Sofiane Meddar, Reda Oudgou, Thimothée Vandenouc, Samuel Andoche, Johny Tancray et même Yohan Lidon ont connu l’affre du revers. Cette présence d’une véritable armada française s’explique par le niveau des combattants français. Le travail effectué dans les salles françaises est bon ! Il permet de rivaliser avec les meilleurs mondiaux sans faire aucun complexe. Les français ont clairement franchi un cap pour la bonne cause.


Des noms sont ou ont été champion WMC et parmi eux les plus illustres. Damien Alamos et Jimmy Vienot ont pour particularité d’avoir pris le titre WMC et la ceinture du Lumpinee.


Si le Covid a stoppé l’activité, le dernier français a avoir combattu pour une ceinture WMC, c’est Matthieu Guevara. Il a défendu sa couronne européenne en avril dernier en Italie. Myriam Djedidi se distingue avec deux ceintures dans deux catégories différentes (voir ci-dessous). Aux champions, il faut ajouter les nakmuays qui apparaissent dans le ranking : Rafi Bohic, Samy Sana, Amine Kebir sont de ceux-là. Tout le monde attend désormais un retour sur le ring pour qui sait, élargir encore cette armada déjà bien fournie.

Les français qui détiennent ou ont détenu une ceinture WMC

  • Super middleweight – Yohan Lidon (Champion du Monde)
  • Middleweight – Jimmy Vienot (Champion du Monde)
  • Welterweight – Bobo Sacko (Champion du Monde)
  • Super lightweight – Damien  Alamos (Champion du Monde)
  • Lightweight – Charles François (Champion du Monde)
  • Welterweight – Giovanni Boyer (Champion intercontinental)
  • Middleweight – Gaétan Dambo (Champion d’Europe)
  • Welterweight – Thibault Arias (Champion d’Europe)
  • Super lightweight – Mathieu Guevara (Champion d’Europe)
  • Lightweight – Yassine Hamlaoui (Champion d’Europe)
  • Super Featherweight – Georges Gauthière (Champion d’Europe)
  • Bantamweight – Lizzie Largilière (Championne du Monde)
  • Super Flyweight – Myriam Djedidi (Championne intercontinental)
  • Lightweight – Jennifer Colomb (Championne d’Europe)
  • Bantamweight – Myriam Djedidi (Championne d’Europe)
  • Mini Flyweight – Fanny Ramos (Championne d’Europe)
  • Super lightweight – Saïd Amran vainqueur du challenge international WMC
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Glory 77 : des décisions qui font débats !

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Comment Artem Vakhitov et Donegi Abena ont-ils pu être déclaré perdant ? Comment a-t-on pu retirer le titre de champion des light heavyweight du premier nommé ? Comment a-t-on pu freiner l’ascension du second qui avait pris les 2 premières reprises pour les juges du Glory. Ces deux décisions sont clairement controversées et n’ont pas d’explications valables.

Alex Pereira était le premier surpris quand l’arbitre lui a levé le bras. Dangereux avec ses genoux, ses circulaires puissants, il a souvent rencontré les gants de Vakhitov qui lui est monté crescendo au fil des rounds. La précision en anglaise (ndlr : poing) et ses low kick auraient dû donner le verdict au russe. Il faut comprendre que les juges l’ont vu perdre la troisième reprise qu’il a pourtant dominé. Luis Tavares également a été presque étonné même si il avait lever les bras au coup de gong final. Donegi Abena a livré le match qu’il fallait, se montrant pondéré et plus précis (Tavares a raté ses 4 coups de pied retourné au corps). Le comble c’est que les juges donnent les 2 premières reprises à Abena et il perd quand même le combat.

Le Glory n’en sort pas grandi, loin de là ! Il n’y a aucun logique dans ce qui a été annoncé sur ces deux matchs. L’ultra-communication autour des Pereira (Aline disputait un title shot face à Tiffany Van Soest qui a dominé de la tête et des épaules un débat à sens unique) tend à penser que l’organisation lorgne vers le Brésil pour d’éventuels événements et pour cela il faut des brésiliens en haut de l’affiche. Pour Abena, il n’y a pas d’explication si ce n’est un vol manifeste. Il faut noter qu’après ce match, la diffusion du scorring des juges a été stoppé ! Ce n’est pas avec ce genre d’attitude que seront levées certaines suspicions. Comment peut-on perdre un combat de trois rounds quand on a remporté les deux premiers ? Vous avez deux heures pour répondre à ce problème !

Plus sérieusement, le Glory montre des signes inquiétants ! La programmation est loin d’avoir tenu ses promesses. Le match des super bantamweight n’avait pas de raison d’être, le tournoi a clairement été monté autour de Rico Verhoeven avec 4 hollandais dans dans le quatuor. Et puis sont venus s’ajouter ces verdicts à l’envers qui jettent le doute sur la crédibilité du circuit. Même le déroulement de la soirée prête débat. Elle a été étendue sur 4 heures avec une multitude de diffusions de trailers et autres interviews qui ont allongé au-delà du raisonnable les séquences entre combat.

Le bilan est clairement moyen pour ce 77ème opus qui n’a pas été épargné par le Covid, il faut le rappeler. Néanmoins, le Glory avait habitué les fans à mieux et il va falloir se servir de cette soirée pour rectifier le tir et corriger ce qui ne vas pas. Sinon, le public pourrait bien prendre la poudre d’escampette et regarder ailleurs si l’herbe est plus verte !

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