Fight Night One 9 : l’opéra a vibré pour le kickboxing

Pari réussi pour Nabil Mazari de proposer la 9ème édition de la Fight Night One à l’opéra de Saint Etienne. Plus habitué à Carmen, au Barbier de Séville ou aux Noces de Figaro, ce sont les genoux de Gaham, les poings de Billet ou les middles de Lepape qui ont résonné dans l’amphithéatre moderne. A leur manière les boxeuses et les boxeurs ont offert un récital en plusieurs actes qui n’ont pas manqué de captiver ou de déchaîner la passion du public présent.

Sofiane Gaham n’est pas tombé dans le piège

Il n’était pas simple ce combat pour Sofiane Gaham qui défendait sa ceinture de la Fight Night One face à l’italien Daniele Bartolei. Ce dernier a posé bien des problèmes au fil des rounds, montant progressivement en puissance. Entre les genoux et les coudes, Gaham a dû composer. Et c’est finalement dans le rythme avec un pressing constant qu’il a trouvé le bon game plan. Après avoir testé l’italien avec des frappes lourdes dans la première, Sofiane n’est pas tombé dans la facilité, marquant point après point sans rien lâché mentalement. Même dans cette 5ème reprise où une coupure à l’oreille a provoqué bien des frayeurs dans son coin. Sofiane a rapidement compris que l’italien le laissait venir pour mieux placer ses coups. Au final, il s’impose aux points dans un combat stratégique où le coaching d’Irwyn Balthazar Diaz a été payant pour le français.


Billet, Gelin par KO !

S’il y a deux boxeurs qui n’ont pas laisser traîné les choses, c’est bien Guerric Billet et Sofiane Gelin, opposé respectivement à Christian Zaha (Italie) et Abdoul Soulake, les eux hommes ont fait parler leurs poings, signant deux ko fantastique. Pour Guerric c’est un direct au plexus qui a mis fin aux débats, alors que Sofiane s’est montré chirurgicale avec un crochet en contre.


Josué Lepape en mode guerrier

Blessé dans son orgueil d’avoir perdu lors la 8ème de la Fight Night One face à Matthan Choinard, Lepape s’est présenté sur le ring en mode guerrier. Et face à l’italien Meraj Ozbakzayi, a dû l’être. Frappeur hors pair, Meraj a été un danger constant pour le français qui a pourtant sortie l’artillerie lourde. Lepape a frappé fort notamment des deux mains, faisant basculer le combat dans la 3ème reprise avec deux décomptes. L’italien n’a rien lâché pour autant, revenant à la charge jusqu’au coup de gong final.


On attendait beaucoup du match entre Anas Azizoun et Lucas Montagne mais sur une action confuse et un low kick d’Anas, le combat a pris fin. Lucas s’est blessé au genou sur un retourné.


Van Nijnatten enflamme l’opéra

Alexia Van Nijnatten et Coralie Ponnelle ont offert un match de folie, le plus beau de la soirée pour de nombreux spécialistes présents. Quelle générosité, quelle envie ! Aux charges de Coralie, Alexia a répondu avec sa jambe et des combinaisons d’une précision redoutable. Cette jeune boxeuse affiche une maturité dans sa boxe qui fait rêver. C’est de toute évidence un nom à retenir car comme l’aurait dit Johnny : « Cette fille là mo vieux, elle est terrible ! ».

Toujours en classe A, Eva Guillot a fait parler son expérience face à Sarah Laouazi. Guillot a opté pour un travail à distance pour marquer ses points. Mickael Benaroche est revenu de loin après un voyage au tapis. Dilitri Dura s’est démis l’épaule ce qui a mis prématurément au combat. Enfin en ouverture de la carte principale, Elias Kanfouah a imposé son rythme et sa technique face à Jordan Gonalons auteur d’une belle réplique.

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