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Dopage : un sujet brûlant et des volontés !

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Le dopage n’est pas nouveau dans le sport et le pieds-poings n’a pas échappé à cette règle. Ces dernières années, les contrôles inopinés se sont fait de manière plus intense et les résultats sont vite tombés. Zone d’ombre au tableau, l’absence de communication sur les produits dopants tout d’abord mais aussi sur les boxeurs contrôlés positifs.

Entre dopage et dopage !

A la différence de nombreuses disciplines sportives, les boxes dites pieds-poings n’étaient pas prêtes pour les contrôles anti-dopages. Ces sports entièrement amateurs n’ont pas été formé à la question des produits dopants ce qui amène à une « classification » des dopages. Il y a celle ou celui qui prend des produits sciemment pour améliorer ses performances et puis il y a celui qui prend un médicament interdit par méconnaissance et qui se retrouve positif à une substance qu’il ne connait même pas. L’Agence Française de Lutte contre le Dopage met à disposition un outil qui permet de savoir si le médicament est interdit ou non (cliquez sur ce lien). Il est évident que tu ne peux pas sanctionner de la même manière ces deux formes de dopages d’autant que la prise de médicaments proscrits est souvent pur réflex. Il y a même des cas de suspensions levées après réexamination de dossier, le boxeur ayant réussi à faire preuve de sa bonne foi. Rappelons que l’immense majorité des boxeuses et boxeurs ne vivent pas de leur sport, il est donc impératif de soigner rapidement en cas de grippe etc.. pour être présent à son activité professionnelle. C’est ce qui engendre majoritairement les mégardes survenues !

L’absence d’information

Alors que le muay thai, le kick boxing, le K-1 et le full contact sont des sports qui se sont développés, aucun dirigeant fédéral n’a vu arriver les contrôles qui sont presque systématiques (ils devraient l’être). L’absence de formation aux produits interdits à engendrer un véritable cataclysme, l’AFLD se montrant intraitable. De toute évidence, il faudra palier à cette absence de formation et mettre les ligues en branle-bas de combat pour sensibiliser les athlètes de tous niveaux au dopage et ses dérives. Il est impératif d’instaurer une véritable pédagogie dans les salles mais aussi dans les ligues. Il faut S.E.N.S.I.B.I.L.I.S.E.R ! C’est essentiel dans la volonté de reconnaissance de nos sports comme de grandes disciplines qui n’ont rien à envier aux autres.

Faut-il rendre les résultats publics ? Oui à 94 % !

A la question posée sur notre page Facebook, 94% des votants estiment qu’il faut rendre public les résultats des analyses. C’est un score sans appel voir même un plébiscite en faveur d’une transparence qui ne doit pas devenir pour autant un tribunal populaire où il faut lyncher sur la place publique le coupable. Encore une fois, il faut bien différencier le fautif accidentel du tricheur volontaire, ce sont deux cas à traiter bien distinctement. Actuellement, seuls apparaissent les noms de ceux qui n’ont pas les moyens juridiques de se défendre. Nous sommes pour la parution publique des résultats mais avec l’explication sur la méthode de dopage.
Nous avons posés la question au hasard à différentes personnalités du pieds-poings et vous allez vous rendre compte que l’avis est partagé.

Lahcène Brigui (Promoteur) Le dopage dénature complètement les performances et les résultats dans le milieu sportif. Je pense qu’il faut bien évidemment rendre public le résultat des sportifs qui subissent un contrôle antidopage. Les résultats sont d’ailleurs consultables sur le site l’AFLD (Agence Française de Lutte contre le Dopage). Je regrette que ces résultats soient consultables uniquement sur l’AFLD, je regrette également tous les médias ne jouent pas le jeux de l’information en ne publiant pas les résultats. Il faut également une prévention des athlètes qui passe par l’information et bien évidemment la dissuasion sous forme de sanctions. Je pense que la fédération devrait informer d’avantage sur les risques liées au dopage voir même organiser des stages de sensibilisation auprès des clubs. Les coachs et entraîneurs ont une grande responsabilité quand à la gestion des risques liés au dopage auprès de leurs boxeurs. Donc oui il faut publier les résultats liés aux contrôles antidopage.

Hakim Ketaieb (Boxeur) Pour moi je pense qu’il faudrait rendre public les résultats, par contre il faudrait également avec les résultats mentionner la substance illégale utilisée car la personne qui a pris des stéroïdes et la personne qui a simplement utilisé un médicament pour se soigner ne doivent pas être mis dans le même panier même si les deux sont positifs.

Nabil Mazari (Promoteur, président de ligue) C’est déjà fait normalement la fédération doit rendre public sur le site. Après je pense pas que ça soit nécessaire après tout, ils sont suspendus et voilà. On n’a pas besoin de savoir qui a fait quoi.

Yannick Reine (Boxeur) Il me semble important de rendre public les résultats des tests anti-dopage car la boxe pieds-poings fait partie, malheureusement, des sports touchés par ce fléau . Par respect pour les athlètes qui s’entrainent sans prendre de substances, cette transparence permettrait de remettre une certaine équité dans les combats.
Mais je pense que le plus important serait avant tout d informer et de prévenir tous sportifs, qu’il soit amateur ou professionnel, que la quête de la performance ne passe pas par la prise de substance mais plus par une préparation physique spécifique appropriée et une nutrition adaptée aux besoins de l’athlète.

Pascal Arène (Coach, représentant WMC France) Pour moi il est nécessaire lorsqu’un athlète a été contrôlé positif par l’AFLD et donc signalé à sa fédération délégataire, que ce résultat soit connu mais attention ! L’athlète a le droit de s’expliquer, de se défendre mais si après tout cela il est clairement indiquer qu’il y a dopage la fédération doit rapidement statuer et l’athlète doit être sanctionné. Cette sanction doit être connue et donc publiée. Elle doit être également communiquée aux fédérations internationales qui délivrent des titres. Il faut aussi prévenir les clubs et les athlètes, les aider à ne pas commettre d’erreurs, parler, informer, expliquer c’est aussi cela le rôle de la fédération surtout que nos disciplines sont très surveillées par notre Ministère. Très souvent quand je me déplace dans les différents galas en France, je vois débarquer les agents de la lutte contre le dopage…contrôle urinaire, prise de sang et souvent les boxeurs étrangers sont très surpris du niveau de sérieux avec lequel nos instances traitent le problème pendant nos galas(on a même vu la présence de force de police). En tout cas ce qui est certain c’est que la France n est pas à la traîne de se côté là !
Mais nous restons des disciplines où l argent n est pas roi, elles ne sont pas à la pointe du dopage comme dans d’autres sports où les enjeux financiers sont conséquents ! Heureusement !
Un travail en amont doit être effectué. Il faut simplement rappeler d’abord aux coachs et ensuite aux athlètes que lorsqu’une compétitrice ou un compétiteur se fait prendre il salit son club. Il ternit son image car cela reste dans les mémoires et il n y a rien de pire car la suspicion reste  » il est chargé ou il est encore chargé »
Seul le travail la sueur l entrainement paye, il ne faut pas prendre de raccourci. A l’heure où nos instances se battent pour essayer de décrocher le statut de haut niveau pour nos champions les cas de dopage nous font du mal. Car ceux qui ne nous soutiennent pas, se serviront de cet argument pour dire que nous ne sommes pas un sport propre.
Nous ne méritons pas cela ! Nos clubs, nos entraîneurs, nos champions, nos adhérents et le public qui nous suit ne méritent pas cela.

Abdel Zérar (Coach, promoteur) Je suis partager entre le oui et le non ! Non parce-que je m’en moque car je sais en général quel boxeur et quel club en prend régulièrement quand il y a des échéances à enjeu. Je n’ai pas envie de jouer les zorros donc je n’en dirai pas plus. Oui car certains sont déclarés positif pour seulement un petit joint à la con fumé entre pote. Ce n’est pas cette petite merde qui va te faire gagner un combat donc salir un boxeur pour un  »Pete »’ c’est bidon de bidon. Après mon avis sur tout ces trucs c’est pas bon pour la santé après ça vient pleurer sur tel champion qui meurt à 40 ans en montant les escaliers de son domicile ….bizarre bizarre ! Le sport c’est le médicament contre les maux et c’est tout !

Steeve Valente (Coach, promoteur) Je suis favorable a ce que les résultats soient rendus publics, ainsi tous les sportifs seront au même niveau pour s’affronter. Ca ne peut qu’être bénéfique au développement de notre discipline qui est bien trop souvent mal cataloguée. Du fait qu’il y ait de la transparence, ça mettra en garde les fraudeur et nous pourrons ainsi voir les vrais athlètes entrainés et qui gagnent avec leur vraies compétences pugilistiques.

Aissa Boualem (Boxeur) Tu connais déjà ma position je pense.. Il faudrait que l’on soit contrôlé plusieurs fois dans la saison pas seulement dans les galas mais aussi parfois à la salle. Et donner les résultat aussi bien négatif que positif sur ton site. Beaucoup de boxeur sont contrôlés positif mais boxent plus que nous !

Irwyn Baltazar Dias (Coach) Bien sur qu’il faut rendre public les résultats ,afin de protéger nos jeunes (en leur évitant de boxer des gars qui sont chargés). Il faut surtout que l’on arrête de voir en tête d affiche des boxeurs qui sont dopés et encensés par certain promoteurs ,alors qu’il sont le contraire des valeurs que doivent véhiculer notre sport. Le pieds-poings c’est un sport d’hommes et quand on est un homme on assume ses choix alors il faut que tous ces boxeurs dopés assument leurs choix au lieu de jouer les blanches colombes. Ceci ne reste que mon humble avis !

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L’armada des français à la World Muaythai Council

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Ils sont en nombre les français à être champion ou avoir été champion WMC (ndlr : World Muaythai Council). Les nakmuays tricolores apprécient la reconnaissance de cette fédération par les instances thaïlandaises. La France est même classée numéro 2 des pays les plus titrés.

Ce qui séduit c’est la difficulté a être champion WMC. Il n’y a pas de passe droit et même si la part faite aux boxeurs thaïlandais est belle, il faut un parcours logique pour prétendre à un titre mondial. A titre d’exemple, il est impossible de faire un championnat d’Europe si vous n’avez pas été champion de France. Les candidats sont scrupuleusement étudiés avant d’avoir l’aval des instances mondiales. Cette rigueur fait du bien, elle redonne une certaine légitimité aux ceintures.


La France est classée numéro 2 avec 3 champions du Monde. C’est la Thaïlande avec 6 titres mondiaux tous sexes confondus qui tient la 1ère place.


Pascal Arène représentant français de la WMC est devenu un véritable trait d’union entre la Thaïlande et la France pour la World Muaythai Council. Il suit les règles strictes de la fédération avec un certains succès il est vrai. Il faut rappeler qu’en France, la WMC est la seule a pouvoir sanctionné des combats avec titres internationaux pros dans les règles du muay thai. Avant lui, force est d’admettre que la France n’avait pas de vraie reconnaissance auprès des instances mondiales WMC. Il s’appuie sur son équipe composée de Sidy Kone et Xavier Lafaye qui sont de véritables relais d’informations mais également de fonctionnement aux quatre coins de France.

L’effet est un nivellement par le haut car tous les challengers ne sortent pas vainqueur de leur combat pour une couronne. Sofiane Meddar, Reda Oudgou, Thimothée Vandenouc, Samuel Andoche, Johny Tancray et même Yohan Lidon ont connu l’affre du revers. Cette présence d’une véritable armada française s’explique par le niveau des combattants français. Le travail effectué dans les salles françaises est bon ! Il permet de rivaliser avec les meilleurs mondiaux sans faire aucun complexe. Les français ont clairement franchi un cap pour la bonne cause.


Des noms sont ou ont été champion WMC et parmi eux les plus illustres. Damien Alamos et Jimmy Vienot ont pour particularité d’avoir pris le titre WMC et la ceinture du Lumpinee.


Si le Covid a stoppé l’activité, le dernier français a avoir combattu pour une ceinture WMC, c’est Matthieu Guevara. Il a défendu sa couronne européenne en avril dernier en Italie. Myriam Djedidi se distingue avec deux ceintures dans deux catégories différentes (voir ci-dessous). Aux champions, il faut ajouter les nakmuays qui apparaissent dans le ranking : Rafi Bohic, Samy Sana, Amine Kebir sont de ceux-là. Tout le monde attend désormais un retour sur le ring pour qui sait, élargir encore cette armada déjà bien fournie.

Les français qui détiennent ou ont détenu une ceinture WMC

  • Super middleweight – Yohan Lidon (Champion du Monde)
  • Middleweight – Jimmy Vienot (Champion du Monde)
  • Welterweight – Bobo Sacko (Champion du Monde)
  • Super lightweight – Damien  Alamos (Champion du Monde)
  • Lightweight – Charles François (Champion du Monde)
  • Welterweight – Giovanni Boyer (Champion intercontinental)
  • Middleweight – Gaétan Dambo (Champion d’Europe)
  • Welterweight – Thibault Arias (Champion d’Europe)
  • Super lightweight – Mathieu Guevara (Champion d’Europe)
  • Lightweight – Yassine Hamlaoui (Champion d’Europe)
  • Super Featherweight – Georges Gauthière (Champion d’Europe)
  • Bantamweight – Lizzie Largilière (Championne du Monde)
  • Super Flyweight – Myriam Djedidi (Championne intercontinental)
  • Lightweight – Jennifer Colomb (Championne d’Europe)
  • Bantamweight – Myriam Djedidi (Championne d’Europe)
  • Mini Flyweight – Fanny Ramos (Championne d’Europe)
  • Super lightweight – Saïd Amran vainqueur du challenge international WMC
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Glory 77 : des décisions qui font débats !

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Comment Artem Vakhitov et Donegi Abena ont-ils pu être déclaré perdant ? Comment a-t-on pu retirer le titre de champion des light heavyweight du premier nommé ? Comment a-t-on pu freiner l’ascension du second qui avait pris les 2 premières reprises pour les juges du Glory. Ces deux décisions sont clairement controversées et n’ont pas d’explications valables.

Alex Pereira était le premier surpris quand l’arbitre lui a levé le bras. Dangereux avec ses genoux, ses circulaires puissants, il a souvent rencontré les gants de Vakhitov qui lui est monté crescendo au fil des rounds. La précision en anglaise (ndlr : poing) et ses low kick auraient dû donner le verdict au russe. Il faut comprendre que les juges l’ont vu perdre la troisième reprise qu’il a pourtant dominé. Luis Tavares également a été presque étonné même si il avait lever les bras au coup de gong final. Donegi Abena a livré le match qu’il fallait, se montrant pondéré et plus précis (Tavares a raté ses 4 coups de pied retourné au corps). Le comble c’est que les juges donnent les 2 premières reprises à Abena et il perd quand même le combat.

Le Glory n’en sort pas grandi, loin de là ! Il n’y a aucun logique dans ce qui a été annoncé sur ces deux matchs. L’ultra-communication autour des Pereira (Aline disputait un title shot face à Tiffany Van Soest qui a dominé de la tête et des épaules un débat à sens unique) tend à penser que l’organisation lorgne vers le Brésil pour d’éventuels événements et pour cela il faut des brésiliens en haut de l’affiche. Pour Abena, il n’y a pas d’explication si ce n’est un vol manifeste. Il faut noter qu’après ce match, la diffusion du scorring des juges a été stoppé ! Ce n’est pas avec ce genre d’attitude que seront levées certaines suspicions. Comment peut-on perdre un combat de trois rounds quand on a remporté les deux premiers ? Vous avez deux heures pour répondre à ce problème !

Plus sérieusement, le Glory montre des signes inquiétants ! La programmation est loin d’avoir tenu ses promesses. Le match des super bantamweight n’avait pas de raison d’être, le tournoi a clairement été monté autour de Rico Verhoeven avec 4 hollandais dans dans le quatuor. Et puis sont venus s’ajouter ces verdicts à l’envers qui jettent le doute sur la crédibilité du circuit. Même le déroulement de la soirée prête débat. Elle a été étendue sur 4 heures avec une multitude de diffusions de trailers et autres interviews qui ont allongé au-delà du raisonnable les séquences entre combat.

Le bilan est clairement moyen pour ce 77ème opus qui n’a pas été épargné par le Covid, il faut le rappeler. Néanmoins, le Glory avait habitué les fans à mieux et il va falloir se servir de cette soirée pour rectifier le tir et corriger ce qui ne vas pas. Sinon, le public pourrait bien prendre la poudre d’escampette et regarder ailleurs si l’herbe est plus verte !

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