Champion !

A Frédéric et Sebastian

Nous sommes tous champions ! Champion de nos vies, de nos familles, de nos amis. Un champion est quasiment immortel voir indestructible. Et pourtant l’humanité choisit celles et ceux qui doivent partir avant, jeunes ou vieux, la règles est implacable.

Un champion peut tomber! Il peut vivre longtemps comme être privé de cette longévité à laquelle il aspire. Boxeur, coach, lecteur, la sentence est implacable, impitoyable. Elle tombe comme un couperet et tu te retrouves là, comme un con, sans savoir quoi faire, quoi dire devant cette adversité qui sévit ou t’enrichit, tout dépend de ce que tu vis.

En une semaine, le kickboxing, le pieds-poings comme j’aime à l’appeler, a perdu un athlète hors du commun, un guerrier que l’on ne peut pas comprendre sauf si le ring est une habitude. A ce départ tragique, il faut ajouter celui d’un fidèle lecteur, un passionné qui échangeait avec moi en apportant un oeil critique à la situation. Une personne qui aimait les combattants et les règles des combats qui se déroulaient ! Le genre de personne qui attire la curiosité avec des phrases et un avis tranché, tout en respectant l’humain. Loin, très loin de l’abruti parfois raciste qui ne comprend rien d’autre que sa certitude.

Cette semaine Head Kick News a pleuré à plusieurs reprises. Perdre une richesse comme celle-là n’est pas acceptable. Je pense à mes frères Osman et Enes, je pense à tous ces mots laissés par Sebastian et Fred. Merde c’était un peu tôt pour partir de ce bas monde, aussi moche soit-il.

Brice Guidon a dit que la vie était une pute ! Le terme me gêne mais l’ignominie que ces êtres ont connu, c’est un peu celle que je connais aujourd’hui. Une boule au ventre à vivre sans réconfort ! Et pourtant, je cherche, je méprise cette douleur ressentie par les enfants de ces 2 homes, mais aussi leurs chiens, leurs chats, tous les êtres vivants et blessés au possible. Personne n’est préparé à ça !

Il faut passer outre disent les costauds, les forts en gueule qui ont parfois tout vu sans l’avoir vécu. Je pleure ! Ce soir plus qu’un autre, les miens autour de moi. Rien ne me console de perdre des êtres essentiels à un processus d’existence. Sans les boxeurs, sans les lecteurs passionnés, nous ne sommes rien. Nous les pions gravitant autour d’une sphère qui se renouvelle ou essaye de se renouveler.

Il faut faire avec, avancer avec des Olivier, Nasser, Pascal, Dany, Mamadou, Diaguely, Vang, Mohamed, des prénoms qui font la richesse de nos disciplines loin des clichés et des amalgames. Je vais finir en pensant à mon mentor, Pascal Iglicki, juif aimé des musulmans, parti trop tôt et qui avait compris que l’humain n’avait pas de prix. Merci mon Pacak ! On se retrouvera pas très loin d’un ring, le plus tard possible auprès des ces champions.

 

Tonton

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