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Cédrick Peynaud : « no peyn’s no gain » !

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Photos par Nathan

2015 a été une année faste pour Cédrick Peynaud et il l’a confirmé à Agde dans le cadre de la Full Night Barrière Fighting Sports proposée par Aurélien Cramail. C’est dans un palais des sports qui n’avait plus un siège de disponible que le parisien s’est adjugé un nouveau succès en tournoi.

2Dans cette édition pleine de surprises avec l’arrivée de la boxe professionnelle et du kick boxing, les boxeurs ont joué leur rôle et rendu au public ce qu’il était venu chercher.

Cédrick Peynaud dont la devise (ndlr : « no peyn’s no gain ») s’approche du célèbre no pain no gain que l’on peut traduire par « on n’a rien sans rien », s’est montré redoutable durant cette soirée. Opposé en demi finale à Richard Comez, le parisien a construit face à un adversaire duquel il a fallu se méfier : Comez a trouvé des failles en poing suit bien en jambe mais se montre moins percutant, il bouge bien mais peu à peu Peynaud cadre bien notamment en poing et impose peu à peu son rythme.

Il s’impose logiquement aux points et rejoint William Saidi qui s’est défait de Yoann Mermoux. Joker de Samir Mohamed, Yoann s’est montré dur au mal et très entreprenant. William fait la différence avec des frappes plus précises et efficaces notamment en poings ce qui provoquera une hémorragie nasale à son adversaire, quelque peu gêné par cette blessure.

Saidi a bien démarré ce combat ; usant bien de son allonge mais offrant une garde basse qui va lui être fatale. Peynaud contre durement en poing et ébranle William qui sourit. Le mal est fait car sur un contre magistral en poing, Cédrick va abréger la rencontre et prendre le tournoi. C’est un peu ça la nouvelle marque de fabrique de Cédrick Peynaud qui frappe beaucoup plus fort des deux mains (son parcours en boxe a été précieux dans cette évolution). Il conclue son année 2015 avec cette victoire avant de disputer un championnat du Monde fin janvier. William Saidi peut nourrir quelques regrets, il avait bien entamé son match mais à ce niveau la moindre erreur se paie cash. Une belle s’impose tout de même car les deux hommes offrent un vrai spectacle à chaque fois qu’ils sont en opposition sur le ring.

Doumbe showman et boxeur

Cédric Doumbe est chez lui à Agde. Soignant son entrée, l’homme était attendu de pied ferme par Medhi Lacombe qui n’est pas le premier venu avec un énorme parcours en boxe et pieds-poings. Il en impose comme on dit ! Fidèle à lui-même, Doumbe sourit et offre une vraie opposition de style à son adversaire. Esquive, remise en jambe, belle anglaise, « Doumced » est dans son élément. Lacombe habitué à des formats plus long met plus de temps à rentrer dans son match même si ses frappes claquent notamment ses middles. Son opposant est le plus actif et affiche une vraie facilité même s’il doit tout de même se méfier du bon coup d’oeil de Lacombe qui ne parvient pas à cadrer néanmoins son adversaire. Au terme des 3 rounds, Cédric Doumbe signe son dernier succès de l’année.

Sofiane Zellit en mode batave

Dans ce duel entre l’expérimenté Fabien Vichi et le jeune Sofiane Zellit, le second nommé a fait parlé son art de distribué les frappes en zone basse hérité de l’école batave. En effet, la Hollande est connu pour ses écoles pieds-poings où les frappes dans les jambes sont devenues légendaires. Vichi démarre bien son fight avec un rythme très élevé et un gros pressing pieds-poings. Zellit réplique en low-kick mais laisse passer l’orage. Dans la deuxième il impose ses jambes et casse les appuis de son adversaire qui reste plus que jamais vaillant. Mais le travail de Sofiane fait des dégâts, ce dernier l’a bien compris et use de cette technique sur les injonctions de son coach, Francis Tavares. En livrant une troisième reprise du même acabit, Sofiane Zellit s’impose logiquement aux points.

Garofalo, le premier

Romain Garofalo est le premier boxeur à s’imposer dans l’histoire de la Full Night Barrière Fighting Sports. Opposé à David Afonso, l’agathois a fait parler son allonge tout au long du combat, contrant puissamment son adversaire dur au mal à souhait mais qui n’a jamais trouvé la solution pour casser la distance.

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Yohan SALVADOR – TACTICAL FIGHT TEAM « Polyvalence et détermination : école de MMA toulousaine»

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Par Luxo / Photos droits réservés : Valentine CHAPUIS

En Rugby et en Sud-Ouest, on sait bien que «les jeux de mains sont des jeux de toulousains» mais peut-on désormais le dire en Mixed Martial Arts ?
Si de grands noms ont déjà œuvré en région toulousaine pour le combat libre, on peut remarquer que depuis peu et malgré la crise COVID, une école dédiée au MMA se démène pour permettre la pratique au plus grand nombre, en ne rognant pas sur la qualité des intervenants.
Ouverte aux compétitions, aux stages, mises de gants diverses et même organisations, l’équipe du T.F.T quadrille la ville et prend le pari de la formation à la base, pour durer et devenir une véritable école de MMA. Si le portrait du jour met un focus particulier sur Yohan Salvador, un des fondateurs et combattants «Pro» de l’équipe, on sent lors de l’interview que le collectif l’emporte dans le projet de développement du club. En plus de l’exigence technique, les cours d’humilité sont peut-être de rigueur au Tactical Fight Team ? Bonne lecture à tous et merci à Valentine Chapuis pour ses photos.

 Salut Yohan et merci de présenter ta structure et ton parcours, en quelques mots ? Salut à tous, moi c’est Yohan SALVADOR, né à Montpellier et passionné depuis toujours de sports de combats. J’évolue actuellement en Pro à 66kg, et c’est le résultat d’un long parcours sur les tatamis et les rings, en effet j’ai débuté le JUDO à 4 ans !
J’ai toujours eu enfant de l’énergie à revendre et les arts martiaux vietnamiens m’ont attiré très tôt vers mes 7/8 ans, j’ai fait de la compétition en Minimes et Cadets avec parfois des titres nationaux mais surtout un intérêt majeur pour les aspects techniques de toutes les disciplines que j’ai approché.
Par exemple en Viet Vo Dao, la force des appuis et la vitesse d’exécution m’a marqué, j’ai essayé d’extraire le meilleur des disciplines dans lesquelles je me suis engagé.
J’ai repris le Judo au Lycée et j’ai testé largement la Boxe Française avec mon oncle qui était enseignant, la culture du combat m’intéresse sous toutes ses formes. Dès que je touchais à autre chose (Volley ou Handball), la notion d’opposition me manquait…

Par la suite, en lien avec mes études en BTS je suis parti sur REIMS en 2012 et je suis passé par l’Association EUROPE TOP TEAM d’Antony Dizy. J’ai bien accroché avec des coachs passionnés et j’ai aimé l’impératif de polyvalence…

J’aimerais n’oublier personne mais avec des enseignants comme Thearon (Muaythai), Olivier Hedoin et Benjamin (sol / MMA) ou Fred Coutelas et Poussin (Boxes), leur méthode rude et exigeante, j’ai beaucoup appris.

Enfin, à partir de 2014 en parallèle de mon école d’ingénieurs puis de ma vie professionnelle, entre Chaumont et Angers ou Le Creusot, j’ai toujours trouvé de quoi m’entraîner dans divers sports. J’ai testé les compétitions dès que possible en Lutte / Grappling Fight / Boxe Anglaise ou MMA.
Mes débuts pro en MMA ont eu lieu en 2017 en Angleterre puis c’est une mutation professionnelle qui m’a conduit en Sud Ouest en 2019.

Concernant notre club, j’insiste sur la dimension du groupe de combattants et profs fondateurs du TFT, ce sont des échanges avec des personnes sérieuses qui ont conduit la réflexion.

Un open mat m’a permis de croiser Quentin et on a vite vu que les gens ne se croisaient que trop peu, or il faut selon nous se confronter (amicalement) pour avancer…
On peut les citer tous je crois, avec Quentin AROLA qui est un passionné de jiu-jitsu brésilien qu’il pratique depuis 15 ans, a fait ses débuts pro en 2017 et réoriente ce savoir pour la pratique du MMA.

Mathieu CHAUMONT, ancien rugbyman qui prend en charge la préparation physique des combattants chez Tactical fight Team, au vu de ses connaissances à ce sujet et enfin Axel BIRBES, expérimenté en pieds-poings et habitué des rings, qui s’est complètement investi dans l’équipe. Nous avions posé le constat en 2020 qu’un club spécifiquement dédié au MMA n’existait pas réellement à TOULOUSE et nous avons structuré les choses en ce sens. Bien évidemment, la crise sanitaire a limité notre progression mais la rentrée 2022 semble sur ce point plus sereine.

Le sport de combat a semble-t-il bien structuré ta vie ces dernières années ? On peut même dire qu’il continue à le faire, car les objectifs nous concernant sont énoncés : vivre de notre passion, j’ai d’ailleurs cessé toute autre activité professionnelle en ce sens. Ensuite, nous voulons développer une approche ouverte à tous mais très sérieuse, on enseigne clairement que du MMA et sous tous ses aspects, il faut croire qu’il y a de la demande puisque nous finissions la saison 2021/2022 avec près d’une centaine de licenciés.

Sur le plan personnel et sportif, il faut appréhender les sacrifices menés par des gens qui comme moi ont mené une carrière amateur en Grappling Fight ou Pancrace, et qui devaient s’exporter en Belgique pour leurs débuts en MMA…
Moi je ne regrette rien car comme indiqué précédemment, tu as compris ma logique : gommer mes imperfections en travaillant beaucoup pour progresser, ne jamais dire « non » à une opportunité !

Cela impose d’alterner entre phase de progrès (par exemple auprès de Fred Coutelas en 2017 ou avec Yoann Portailler au CREUSOT en 2019) mais aussi des temps de prises de risque avec des combats acceptés en « short notice », 5 jours avant… Cela ne passe pas toujours mais au final, nos expériences de combattants font aussi de nous des profs aguerris, je pense.

Comment appréhendes-tu l’avenir pour ton club et pour ta propre carrière de combattant  ? Pour le club, le projet est assez simple, on essaye de couvrir divers quartiers de l’agglomération toulousaine avec 3 salles de MMA qui ouvrent en Septembre 2022. Nous serons au nord toulousain, à la Reynerie et toujours rue du Midi , notre salle d’origine.

Me concernant, j’ai envie de maintenir une bonne dynamique engagée en Septembre dernier, où malgré le Covid je suis resté actif et où j’ai performé à NIMES pour mon 4ème combat Pro, face à bon adversaire, grand espoir local du MMA. Nous avons été en lien avec des organisations sérieuses, à CANNES, à MIRAMAS, au Canada et je souhaite entretenir cette émulation interne au club, qui fait que chacun sert la préparation des partenaires qui ont des échéances.
Cet état d’esprit est une belle marque de fabrique, donc nous l’entretenons. De même pour nos amateurs qui ont fait leurs débuts à St Etienne, Paris ou Nimes !

Le mot de la fin par LUXO

Il est désormais temps de terminer ma série d’articles pour Head Kick News. Après 15 ans d’échanges et de collaboration, je remercie vivement Jérôme LOISEL pour la médiatisation des passionnés du combat, sous toute ses formes.

Un immense merci à tous les photographes qui ont oeuvré avec moi par seule amitié et passion de leur art : Valentine Chapuis, Tonino Crapiz, Mathieu Rondel, Alain Montsegur, Christophe Cablat, Jérôme Bardenet et mon ami Yann LEVY.

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Octofight : 100% MMA au Palais des Sports de Marseille

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Pari réussi pour les Roméas père et fils d’avoir importer un show 100% MMA dans une enceinte qui a tant connu en pieds-poings. Erick et Anthony ont offert un vrai spectacle dédié aux arts martiaux mixtes ! Dans un show parfaitement organisé et un timing parfait, les combats se sont enchaînés parfaitement. Comme toujours, c’est un panel très large de combattants qui a oeuvré durant environ 4 heures. Aucun cadeau n’a été fait aux athlètes locaux qui ont dû aller chercher leur succès en repoussant toujours plus loin leur limite.

De la maîtrise…

Le point d’orgue était le choc entre Mickael Lebout et le suisse Kevin Ruart. Lebout n’est jamais tomber dans le piège de la puissance en poing de son opposant. Il a donné le ton tout au long de la rencontre qui s’est déroulée essentiellement debout. Kevin a la foudre dans les mains mais il n’a jamais pu la placer. Lebout a touché à de nombreuses reprises, accélérant et temporisant comme il le souhaitait. A contrario, Vincent Delguerra a parfaitement maîtrisé son sujet au sol. Face au brésilien Jonas Bueno, le marseillais a construit patiemment son succès même s’il s’est dit déçu de la manière dont il a remporté le combat. On se demande bien pourquoi quand on regarde avec quelle facilité il a maîtrisé son sujet dans un combat tactique à souhait.

Audrey Kerouche doit oublier cette soirée. Frappée par un drame personnel quelques heures avant son combat face à l’italienne Fabiola Pidroni. Et clairement, la pensionnaire de la team Sorel n’a pas pu montrer son meilleur niveau. Match à refaire pour Audrey en lui souhaitant le meilleur dans sa vie personnelle.

… de l’envie ….

Ibrahim Idigov voulait une deuxième victoire professionnelle et il l’a démontré face à Rosario Laperna. Dans ce duel de marseillais, le protégé d’Yvan Sorel a soumis mais surtout poser les bases d’un futur sous les meilleurs auspices. A 19 ans, ce gamin en impose debout ou au sol et il incarne clairement l’avenir. Mona Ftouhi était également dans cet d’esprit face à la catalane Laetitia Gallardo. Méthodiquement, Mona a cadré avant d’envoyer son adversaire au sol et lui asséner une grêle de coups qui a mis fin au combat. Ftouhi reste invaincue au Palais des Sports, elle signe même sa 2ème victoire avant la limite. Dimtri Solimeis voulait concrétiser cette opportunité inattendue (il a remplacé Romano Fernandez blessé). Face au bulgare Nikola Didov, il a lui aussi fait montre de patience avant de faire mouche dans la 3ème reprise.

Sami Yahia voulait prendre sa revanche face au dominicain Rony Gomez. Blessé contre cet opposant il y a 2 ans, Sami a géré ses émotions et son adversaire en le soumettant dans la seconde reprise. Le marseillais a tout simplement été bluffant ! Il a lavé l’affront de ce revers et peut sereinement se tourner vers l’avenir.

…. et de la générosité

Ghiles Oudleha et Philippe Salmon n’ont pas connu la même fortune lors de cet Octofight 4. Ils ont néanmoins en commun cette générosité qui les caractérise depuis plusieurs années. Face au sculptural brésilien Joelson Nascimento, Ghiles n’a jamais lâché mais la puissance de son adversaire, ajoutée à son style très technique, ne lui ont pas permis de s’imposer. Joelson est un client solide à souhait qui affiche une maîtrise impressionnante du sol. Pour Philippe Salmon, l’adversaire était Samy Si Ahmed, passé par le MMA Factory et désormais à Nîmes. Les deux hommes ont offert le match de la soirée et Salmon a tiré son épingle du jeu avec son striking subissant tout de même plusieurs amenées au sol. Une revanche s’impose pour le plaisir du public.

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Events

octobre 2022
Pas d'événement actuellement programmé.

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