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Bernadou roi du kick à la Kick’s Night

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Si vous avez pu suivre la Kick’s Night à travers la timeline dédiée à la soirée, il faut bien admettre que le main event a dépassé toutes les attentes. Ce véritable championnat du Monde ISKA de kick boxing aura clairement rappelé que l’on peut faire de grands matchs dans ces règles car Edouard Bernadou et Eder Lopes s’y sont employés comme il fallait. Quelle intensité, quelle volonté chez les deux hommes qui ont fait d’Aurélien Cramail un promoteur satisfait. L’organisateur agathois, malgré un emploi du temps chargé à souhait, est passé par de belles émotions durant cette soirée.

Bernadou impérial !

Edouard Bernadou est clairement un expert en ce qui concerne le kick boxing, c’est d’ailleurs dans cette discipline que nous l’avions découvert. Face à bloc aux frappes puissantes comme Eder Lopes, il a su construire son succès minute après minute, rendant coup pour coup avant d’imposer son rythme en deuxième partie de combat. Chaque coup donné a été précis et puissant à tel point que la dimension mentale a pris le dessus. Il ne fallait pas craque dans la tête mais également physiquement domaine où excelle le français. C’est dans ce registre où Edouard a fait la différence : il a su gérer sur la longueur pour monter crescendo en rythme, Eder se montrant moins en jambe à mi-combat. La gestion a été la clef du succès d’Edouard Bernadou qui est un beau champion du Monde de kick boxing. De toute évidence, ce championnat est un des plus intense offert en 2018, année du retour du montalbanais qui confirme au passage qu’il est l’homme des grands éléments.

Froment revient de loin !

Rien n’allait pour ce championnat du Monde ISKA pour Aurélie Froment. Pesée à un 58,500kg qui l’a fait sourire, la française savait pourtant que la soirée allait être compliquée face à l’italienne Irène Martens. Privé de low kick, Froment a du faire avec les remises systématiques des deux mains de l’italienne qui a rondement géré son match. Jusqu’à ce coup d’un autre monde ! Froment fait beaucoup de choses en mental et jusqu’à la fin du combat, elle est dangereuse et ce, même dans la difficulté. Un splendide coup de pied retourné au visage a fait lever le palais des sports d’Agde qui avait donné de la voix encore et encore dans les reprises précédentes. Le dix fatidique a fini de confirmé ce que la française désirait par dessus tout. Elle est devenue championne du Monde, un an après avoir pris le titre européen et le titre national.

Aurélien Cramail a été honoré durant la soirée. Gilles d’Ettore, maire d’Agde lui a remis la médaille de la ville pour sa contribution au développement sportif. C’est amplement mérité au regard de ce que fais Aurélien depuis 20 ans. 
Franck Reoutzkoff intraitable

Face à Daniel Manzoni, Franck Reoutzkoff voulait finir l’année en beauté. 2018 a été la source de satisfaction mais aussi d’un déception avec ce revers au Glory où il était dans un soir sans. C’est avec des low-kicks qu’il a trouvé la solution en fin de première reprise après avoir gratifié le public de beaux gestes. Daniel Manzoni s’est montré courageux mais ça n’a pas suffit dans cette discipline où il fait son apprentissage (Manzoni est issu de la boxe thaïlandaise). Une énième frappe dans les jambes est venu conclure cette rencontre inédite. Victoire expéditive pour Franck Reoutzkoff qui fini 2018 avec la manière.

Crédit photo : Dominique Roman

De l’intelligence et du talent

Rien n’a manqué dans cette soirée. Chaque boxeur a su apporté sa touche pour faire de cette deuxième Kick’s Night, un succès. Nicolas Chaussière après avoir fait une entrée tout en émotion a dû batailler ferme face à David Oudin, compté dans la première reprise dans ce combat revanche. Le combat est allé au bout mais quel engagement de la part des deux hommes qui mérite clairement que l’on s’intéresse à eux. Sofiane Zellit retrouvait lui aussi un adversaire qu’il avait déjà croisé en la personne de Patrick Madisse. Devant les siens, Zellit a imposé son rythme et ses lowl kicks devant un adversaire qui a du mal a rentré dans son match. Victoire aux points pour Sofiane dans une salle entièrement acquise. Guerric Billet retrouvait la Kick’s Night face à un Mohamed Azaab vaillant à souhait. Billet a fait simple et efficace avec un timing parfait. Il s’est imposé aux points et se positionne peu à peu parmi les boxeurs à suivre de sa catégorie. Soelle Awessou n’a pas eût la tache facile pour son retour à la compétition. Mohamed Lahcini s’est montré méticuleux et précis dans les échanges pour user avec des coups puissants pour obtenir logiquement le gain du match. Anthony Recio et Alexandre Cilia ont offert une rencontre essentiellement tactique et équilibré. Aucun des deux n’a cédé devant l’autre et c’est finalement l’efficacité du marseillais qui a été récompensé.

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L’armada des français à la World Muaythai Council

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Ils sont en nombre les français à être champion ou avoir été champion WMC (ndlr : World Muaythai Council). Les nakmuays tricolores apprécient la reconnaissance de cette fédération par les instances thaïlandaises. La France est même classée numéro 2 des pays les plus titrés.

Ce qui séduit c’est la difficulté a être champion WMC. Il n’y a pas de passe droit et même si la part faite aux boxeurs thaïlandais est belle, il faut un parcours logique pour prétendre à un titre mondial. A titre d’exemple, il est impossible de faire un championnat d’Europe si vous n’avez pas été champion de France. Les candidats sont scrupuleusement étudiés avant d’avoir l’aval des instances mondiales. Cette rigueur fait du bien, elle redonne une certaine légitimité aux ceintures.


La France est classée numéro 2 avec 3 champions du Monde. C’est la Thaïlande avec 6 titres mondiaux tous sexes confondus qui tient la 1ère place.


Pascal Arène représentant français de la WMC est devenu un véritable trait d’union entre la Thaïlande et la France pour la World Muaythai Council. Il suit les règles strictes de la fédération avec un certains succès il est vrai. Il faut rappeler qu’en France, la WMC est la seule a pouvoir sanctionné des combats avec titres internationaux pros dans les règles du muay thai. Avant lui, force est d’admettre que la France n’avait pas de vraie reconnaissance auprès des instances mondiales WMC. Il s’appuie sur son équipe composée de Sidy Kone et Xavier Lafaye qui sont de véritables relais d’informations mais également de fonctionnement aux quatre coins de France.

L’effet est un nivellement par le haut car tous les challengers ne sortent pas vainqueur de leur combat pour une couronne. Sofiane Meddar, Reda Oudgou, Thimothée Vandenouc, Samuel Andoche, Johny Tancray et même Yohan Lidon ont connu l’affre du revers. Cette présence d’une véritable armada française s’explique par le niveau des combattants français. Le travail effectué dans les salles françaises est bon ! Il permet de rivaliser avec les meilleurs mondiaux sans faire aucun complexe. Les français ont clairement franchi un cap pour la bonne cause.


Des noms sont ou ont été champion WMC et parmi eux les plus illustres. Damien Alamos et Jimmy Vienot ont pour particularité d’avoir pris le titre WMC et la ceinture du Lumpinee.


Si le Covid a stoppé l’activité, le dernier français a avoir combattu pour une ceinture WMC, c’est Matthieu Guevara. Il a défendu sa couronne européenne en avril dernier en Italie. Myriam Djedidi se distingue avec deux ceintures dans deux catégories différentes (voir ci-dessous). Aux champions, il faut ajouter les nakmuays qui apparaissent dans le ranking : Rafi Bohic, Samy Sana, Amine Kebir sont de ceux-là. Tout le monde attend désormais un retour sur le ring pour qui sait, élargir encore cette armada déjà bien fournie.

Les français qui détiennent ou ont détenu une ceinture WMC

  • Super middleweight – Yohan Lidon (Champion du Monde)
  • Middleweight – Jimmy Vienot (Champion du Monde)
  • Welterweight – Bobo Sacko (Champion du Monde)
  • Super lightweight – Damien  Alamos (Champion du Monde)
  • Lightweight – Charles François (Champion du Monde)
  • Welterweight – Giovanni Boyer (Champion intercontinental)
  • Middleweight – Gaétan Dambo (Champion d’Europe)
  • Welterweight – Thibault Arias (Champion d’Europe)
  • Super lightweight – Mathieu Guevara (Champion d’Europe)
  • Lightweight – Yassine Hamlaoui (Champion d’Europe)
  • Super Featherweight – Georges Gauthière (Champion d’Europe)
  • Bantamweight – Lizzie Largilière (Championne du Monde)
  • Super Flyweight – Myriam Djedidi (Championne intercontinental)
  • Lightweight – Jennifer Colomb (Championne d’Europe)
  • Bantamweight – Myriam Djedidi (Championne d’Europe)
  • Mini Flyweight – Fanny Ramos (Championne d’Europe)
  • Super lightweight – Saïd Amran vainqueur du challenge international WMC
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Glory 77 : des décisions qui font débats !

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Comment Artem Vakhitov et Donegi Abena ont-ils pu être déclaré perdant ? Comment a-t-on pu retirer le titre de champion des light heavyweight du premier nommé ? Comment a-t-on pu freiner l’ascension du second qui avait pris les 2 premières reprises pour les juges du Glory. Ces deux décisions sont clairement controversées et n’ont pas d’explications valables.

Alex Pereira était le premier surpris quand l’arbitre lui a levé le bras. Dangereux avec ses genoux, ses circulaires puissants, il a souvent rencontré les gants de Vakhitov qui lui est monté crescendo au fil des rounds. La précision en anglaise (ndlr : poing) et ses low kick auraient dû donner le verdict au russe. Il faut comprendre que les juges l’ont vu perdre la troisième reprise qu’il a pourtant dominé. Luis Tavares également a été presque étonné même si il avait lever les bras au coup de gong final. Donegi Abena a livré le match qu’il fallait, se montrant pondéré et plus précis (Tavares a raté ses 4 coups de pied retourné au corps). Le comble c’est que les juges donnent les 2 premières reprises à Abena et il perd quand même le combat.

Le Glory n’en sort pas grandi, loin de là ! Il n’y a aucun logique dans ce qui a été annoncé sur ces deux matchs. L’ultra-communication autour des Pereira (Aline disputait un title shot face à Tiffany Van Soest qui a dominé de la tête et des épaules un débat à sens unique) tend à penser que l’organisation lorgne vers le Brésil pour d’éventuels événements et pour cela il faut des brésiliens en haut de l’affiche. Pour Abena, il n’y a pas d’explication si ce n’est un vol manifeste. Il faut noter qu’après ce match, la diffusion du scorring des juges a été stoppé ! Ce n’est pas avec ce genre d’attitude que seront levées certaines suspicions. Comment peut-on perdre un combat de trois rounds quand on a remporté les deux premiers ? Vous avez deux heures pour répondre à ce problème !

Plus sérieusement, le Glory montre des signes inquiétants ! La programmation est loin d’avoir tenu ses promesses. Le match des super bantamweight n’avait pas de raison d’être, le tournoi a clairement été monté autour de Rico Verhoeven avec 4 hollandais dans dans le quatuor. Et puis sont venus s’ajouter ces verdicts à l’envers qui jettent le doute sur la crédibilité du circuit. Même le déroulement de la soirée prête débat. Elle a été étendue sur 4 heures avec une multitude de diffusions de trailers et autres interviews qui ont allongé au-delà du raisonnable les séquences entre combat.

Le bilan est clairement moyen pour ce 77ème opus qui n’a pas été épargné par le Covid, il faut le rappeler. Néanmoins, le Glory avait habitué les fans à mieux et il va falloir se servir de cette soirée pour rectifier le tir et corriger ce qui ne vas pas. Sinon, le public pourrait bien prendre la poudre d’escampette et regarder ailleurs si l’herbe est plus verte !

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