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Reportages

Amel Dehby enflamme le Battle of Saint Raphaël #6

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Galerie photo par Pierre Roussey

Dans une enceinte affichant complet et chauffée à blanc par un public fantastique, Badri Rouabhia a pu savourer comme il se doit la qualité de son événement. Avec dix combats au programme, le millier de spectateurs présents en a eût pour son argent. A 10 euros la place, le promoteur raphaëlois voulait faire de la Battle of Saint Raphaël une belle fête du pieds-poings accessible à tous. Opération puisque les boxeurs ont pleinement assurer le spectacle. En habitué des lieux et dans sa catégorie naturelle de poids, Amel Dehby a clairement enflammé le show avec une prestation tout en maîtrise et en concentration. Retour donc sur ce sixième opus qui en appelle un septième.

Amel Dehby irresistible !

Johnny Hallyday l’aurait dit en ces termes : cette fille-là mon vieux elle est terrible. Car hier soir, Amel a livré une prestation parfaite face à Ruby Mesu, compacte, dur au mal et très à l’aise en low kick. Mais la française avait clairement mis au point le game plan idéal. Plus grande, elle s’appuie sur son jab en piston, son travail en ligne des deux mains (elle  passé un nombre impressionnant de gauche-droite au visage de son adversaire). Elle n’a jamais laissé Ruby imposer le dangereux travail à mi-distance de la hollandaise douée du crochet de surcroît. Dehby était la patronne sur ce combat, rappelant qu’à son poids, ce sera difficile d’aller la chercher. L’intelligence a aussi été une clef de voute de son schéma tactique. Encaissant deux crochets courts en début de troisième reprise, Amel n’a jamais paniqué bien au contraire. Elle a accentué un peu plus encore son rythme, ponctuant avec des middles cinglants. Le verdict est logiquement revenu en faveur d’Amel Dehby qui a clairement démontré que l’avenir se conjugue avec elle. Et des prestations comme celle-là, on en redemande !

Ketaieb aux forceps face à Al Radhi

Elle était attendu cette opposition de styles entre Hakim Ketaieb, le guerrier hors du commun et Aiiman Al Radhi un des plus beaux stylistes en activité. Aiiman a pu s’appuyer sur son coup d’oeil et son sens de la remise dans la première reprise. Les jambes partent bien notamment ce high kick qui revient à deux reprises comme un avertissement. Hakim eût plus de mal à rentrer dans son match avant de lancer la machin dans le deuxième round, rendant coup pour coup en jambe, plaçant plusieurs gauche-droite bien senti. AL Radhi poursuit su le même schéma et ponctue avec des genoux au corps mais sort un peu de son match avec des réflexes de nakmuay qui lui vaudront un avertissement officie. Hakim fait peu à peu la différence avec son anglaise (un de ses points forts) mais aussi au physique. Plus frais, il finit plus fort et s’impose aux points dans ce duel au sommet chez les -67kg.

Giovanni Gross en mode patron

Face à Luc Genieys, jeune boxeur prometteur, Giovanni Gross lançait sa saison hier soir. Et rapidement, le sociétaire de la team VXS Niglo a trouvé la faille avec un uppercut au corps chirurgicale dans la première reprise. Compté, Luc qui avait été entreprenant démontre aussi du courage car il allait subir le même décompte dans la reprises suivante. L’apprentissage entre les cordes se fait dans la douleur et chacun sait que revenir de deux décomptes au foie, relève d’un gros mental. Gross frappe fort sous tous les angles et dans n’importe quelle zone. Hier soir il nous a gratifié d’un retourné dans les jambes que l’on avait l’habitude de voir au K-1 avec Andy Hug. Son jeune adversaire tente le tout pour le tout dans le troisième round, poussé par son public, en vain. Giovanni a l’oeil malgré la fatigue de fin de combat et les belles techniques de jambe de son adversaire. Il s’impose dans ce combat avant d’affronter Djany Fiorenti le 13 octobre prochain au World GBC Tour #13 pour ce qui constitue un gros choc en -58kg.

Anwar Laaouina, retenez bien ce nom

Anwar Laaouina est un jeune combattant belge du célèbre Queensburry Gym qui a beaucoup fait parler hier soir. Face à Rachid Magmadi, il a démontré plusieurs choses. D’abord c’est un encaisseur hors pair car le français est connu pour ses techniques de jambes redoutables. Rachid a marqué les flancs de son opposant avec des middles version missile. Et il fini la reprise en patron malgré de frappes lourdes en poing de son adversaire. Rusé, Anwar a pris en fait le temps d’analyser pour mieux contre-attaquer. Il démarre la reprise tambour battant et contre plusieurs fois en poing. Sur un crochet magistral, il envoie pour le compte son adversaire au tapis, non sans avoir au préalable placé plusieurs combinaisons pieds-poings précises et redoutables. S’il laisse exploser sa joie, le belge est vite ramener sur terre par son coach, Samir Mahjoubi qui lui demande d’attendre que son adversaire soit relevé. Respect ! Belle victoire d’Anwar Laaouina qui a de toute évidence un bel avenir devant lui.

Alexandre Torrent, méthodique

Opposé à Joachim Chiarenza qui faisait son retour à la compétition, Alexandre Torrent  a été méthodique dans la gestion de son combat. Après un départ solide de son adversaire qui propose un beau panel de techniques de jambe, Alexandre opte pour un gauche-droit en ligne, suivant de jambes. Une combinaison qui s’avère payante au fil des minutes qui passent, le physique du raphaëlois étant également un atout majeur dans la construction de son succès. Car succès il y a eût même si dans la troisième reprise, Joachim, sur un sursaut d’orgueil, touche durement Torrent qui se retrouve les jambes flageolantes. Il gère néanmoins cet épisode difficile pour finir plus fort. Belle victoire aux points du sociétaire de l’AJSR.

Les jeunes en imposent !

La première partie de soirée a été dédié volontairement aux jeunes boxeurs et plus précisément aux amateurs classe A. Arthur Klopp ouvrait les débats face au belge Billal Belkhazri joker de dernière minute. Victoire aux points du français malgré une belle réplique adverse. Valentin Luu et Gabriel Patriarca ont offert un match débridé où les coups du premier ont peu à peu usé le second qui sera compté trois fois dans ce match. Valentin s’impose pour la 4ème fois de sa carrière en autant de combats. Steven Taleb et Haslem Henin ont clairement livré bataille. Henin, qui jouait lui aussi les remplaçants de dernière minute, y est allé de bon coeur avec ses lows kick. Patient, Taleb a peu à peu imposer sa boxe et sa fraîcheur physique pour s’imposer aux points. Nasser Boungab n’a laissé aucune chance à son adversaire Mohamed El Attar, puisque le raphaëlois a mis une poignée de seconde après un premier décompte pour abréger la rencontre sur une série.

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L’armada des français à la World Muaythai Council

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Ils sont en nombre les français à être champion ou avoir été champion WMC (ndlr : World Muaythai Council). Les nakmuays tricolores apprécient la reconnaissance de cette fédération par les instances thaïlandaises. La France est même classée numéro 2 des pays les plus titrés.

Ce qui séduit c’est la difficulté a être champion WMC. Il n’y a pas de passe droit et même si la part faite aux boxeurs thaïlandais est belle, il faut un parcours logique pour prétendre à un titre mondial. A titre d’exemple, il est impossible de faire un championnat d’Europe si vous n’avez pas été champion de France. Les candidats sont scrupuleusement étudiés avant d’avoir l’aval des instances mondiales. Cette rigueur fait du bien, elle redonne une certaine légitimité aux ceintures.


La France est classée numéro 2 avec 3 champions du Monde. C’est la Thaïlande avec 6 titres mondiaux tous sexes confondus qui tient la 1ère place.


Pascal Arène représentant français de la WMC est devenu un véritable trait d’union entre la Thaïlande et la France pour la World Muaythai Council. Il suit les règles strictes de la fédération avec un certains succès il est vrai. Il faut rappeler qu’en France, la WMC est la seule a pouvoir sanctionné des combats avec titres internationaux pros dans les règles du muay thai. Avant lui, force est d’admettre que la France n’avait pas de vraie reconnaissance auprès des instances mondiales WMC. Il s’appuie sur son équipe composée de Sidy Kone et Xavier Lafaye qui sont de véritables relais d’informations mais également de fonctionnement aux quatre coins de France.

L’effet est un nivellement par le haut car tous les challengers ne sortent pas vainqueur de leur combat pour une couronne. Sofiane Meddar, Reda Oudgou, Thimothée Vandenouc, Samuel Andoche, Johny Tancray et même Yohan Lidon ont connu l’affre du revers. Cette présence d’une véritable armada française s’explique par le niveau des combattants français. Le travail effectué dans les salles françaises est bon ! Il permet de rivaliser avec les meilleurs mondiaux sans faire aucun complexe. Les français ont clairement franchi un cap pour la bonne cause.


Des noms sont ou ont été champion WMC et parmi eux les plus illustres. Damien Alamos et Jimmy Vienot ont pour particularité d’avoir pris le titre WMC et la ceinture du Lumpinee.


Si le Covid a stoppé l’activité, le dernier français a avoir combattu pour une ceinture WMC, c’est Matthieu Guevara. Il a défendu sa couronne européenne en avril dernier en Italie. Myriam Djedidi se distingue avec deux ceintures dans deux catégories différentes (voir ci-dessous). Aux champions, il faut ajouter les nakmuays qui apparaissent dans le ranking : Rafi Bohic, Samy Sana, Amine Kebir sont de ceux-là. Tout le monde attend désormais un retour sur le ring pour qui sait, élargir encore cette armada déjà bien fournie.

Les français qui détiennent ou ont détenu une ceinture WMC

  • Super middleweight – Yohan Lidon (Champion du Monde)
  • Middleweight – Jimmy Vienot (Champion du Monde)
  • Welterweight – Bobo Sacko (Champion du Monde)
  • Super lightweight – Damien  Alamos (Champion du Monde)
  • Lightweight – Charles François (Champion du Monde)
  • Welterweight – Giovanni Boyer (Champion intercontinental)
  • Middleweight – Gaétan Dambo (Champion d’Europe)
  • Welterweight – Thibault Arias (Champion d’Europe)
  • Super lightweight – Mathieu Guevara (Champion d’Europe)
  • Lightweight – Yassine Hamlaoui (Champion d’Europe)
  • Super Featherweight – Georges Gauthière (Champion d’Europe)
  • Bantamweight – Lizzie Largilière (Championne du Monde)
  • Super Flyweight – Myriam Djedidi (Championne intercontinental)
  • Lightweight – Jennifer Colomb (Championne d’Europe)
  • Bantamweight – Myriam Djedidi (Championne d’Europe)
  • Mini Flyweight – Fanny Ramos (Championne d’Europe)
  • Super lightweight – Saïd Amran vainqueur du challenge international WMC
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Glory 77 : des décisions qui font débats !

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Comment Artem Vakhitov et Donegi Abena ont-ils pu être déclaré perdant ? Comment a-t-on pu retirer le titre de champion des light heavyweight du premier nommé ? Comment a-t-on pu freiner l’ascension du second qui avait pris les 2 premières reprises pour les juges du Glory. Ces deux décisions sont clairement controversées et n’ont pas d’explications valables.

Alex Pereira était le premier surpris quand l’arbitre lui a levé le bras. Dangereux avec ses genoux, ses circulaires puissants, il a souvent rencontré les gants de Vakhitov qui lui est monté crescendo au fil des rounds. La précision en anglaise (ndlr : poing) et ses low kick auraient dû donner le verdict au russe. Il faut comprendre que les juges l’ont vu perdre la troisième reprise qu’il a pourtant dominé. Luis Tavares également a été presque étonné même si il avait lever les bras au coup de gong final. Donegi Abena a livré le match qu’il fallait, se montrant pondéré et plus précis (Tavares a raté ses 4 coups de pied retourné au corps). Le comble c’est que les juges donnent les 2 premières reprises à Abena et il perd quand même le combat.

Le Glory n’en sort pas grandi, loin de là ! Il n’y a aucun logique dans ce qui a été annoncé sur ces deux matchs. L’ultra-communication autour des Pereira (Aline disputait un title shot face à Tiffany Van Soest qui a dominé de la tête et des épaules un débat à sens unique) tend à penser que l’organisation lorgne vers le Brésil pour d’éventuels événements et pour cela il faut des brésiliens en haut de l’affiche. Pour Abena, il n’y a pas d’explication si ce n’est un vol manifeste. Il faut noter qu’après ce match, la diffusion du scorring des juges a été stoppé ! Ce n’est pas avec ce genre d’attitude que seront levées certaines suspicions. Comment peut-on perdre un combat de trois rounds quand on a remporté les deux premiers ? Vous avez deux heures pour répondre à ce problème !

Plus sérieusement, le Glory montre des signes inquiétants ! La programmation est loin d’avoir tenu ses promesses. Le match des super bantamweight n’avait pas de raison d’être, le tournoi a clairement été monté autour de Rico Verhoeven avec 4 hollandais dans dans le quatuor. Et puis sont venus s’ajouter ces verdicts à l’envers qui jettent le doute sur la crédibilité du circuit. Même le déroulement de la soirée prête débat. Elle a été étendue sur 4 heures avec une multitude de diffusions de trailers et autres interviews qui ont allongé au-delà du raisonnable les séquences entre combat.

Le bilan est clairement moyen pour ce 77ème opus qui n’a pas été épargné par le Covid, il faut le rappeler. Néanmoins, le Glory avait habitué les fans à mieux et il va falloir se servir de cette soirée pour rectifier le tir et corriger ce qui ne vas pas. Sinon, le public pourrait bien prendre la poudre d’escampette et regarder ailleurs si l’herbe est plus verte !

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