Alban Cerriku : « L’adrénaline comme moteur ! »

Crédit photo : David Laspois

Par Luxo Au fil des ans, on sait reconnaître la valeur des différentes écoles du pieds-poings français…. Aussi lorsqu’on croise la route d’un sociétaire du club IMPACTS 33, on imagine bien que l’engagement sera au rendez-vous.

La période post-COVID permet de voir émerger de nouvelles têtes d’affiche, ceux qui de façon discrète préparaient les échéances de demain. Vu à Nantes en Juillet 2021, Alban CERRIKU tape à l’oeil de tous les spectateurs et dégage une impression de puissance, il offre un spectacle de haut niveau.
Mais il ne sert à rien de parier sur l’avenir d’un athlète, quelque soit son potentiel… Il faut avoir d’abord connaissance de sa formation pugilistique initiale, de son vécu personnel et enfin de son état d’esprit.

Les trois éléments cités ci-dessus sont engageants dans le cas d’Alban CERRIKU ! Formé à ses débuts par Pascal CHOMET au team Pitbull d’Ajaccio, il a quitté l’Albanie à l’âge de 15 ans pour accéder à une vie meilleure. Modeste mais très engagé dans son sport, l’artisan menuisier finit quasiment toutes ses journées à la salle au côté de Clément Bibard, coach d’Impacts 33 Aquitaine qui sait comment faire progresser Alban et servir ses ambitions. Découvrons ensemble ce pratiquant expérimenté (37 combats / 30 victoires) dont on reparlera sans doute cette saison.

Crédit photo : @Theruleof_3

Peux tu évoquer en quelques mots ton parcours personnel et sportif ?

Salut à tous, moi c’est Alban CERRIKU, né en Albanie en Septembre 1998. J’ai toujours pratiqué un sport, que ce soit des sports d’équipes (basket , foot) au Collège ou des pratiques plus individuelles comme la course à pied ou le vélo.
Ma grande passion a longtemps été le football, comme beaucoup de garçons de mon âge.
J’ai souhaité gagner la France pour accéder à une meilleure vie et mon parcours m’a conduit à AJACCIO en Corse, où je jouais encore au football chez les moins de 17 ans.
Mais là où mon implication était totale dans le sport, j’étais limité dans mon insertion dans le club car je parlais à l’époque trop mal le français, cela a constitué une difficulté réelle dans ce sport avec les autres. Et puis, certains n’avaient peut être pas autant d’engagement que moi, eux c’était un loisir moi je voulais toujours performer.

Tes débuts en sports de combats, comment les présenterais tu ? J’ai eu la chance de rencontrer Pascal CHOMET, coach du Pitbull Gym d’AJACCIO qui m’a très bien pris en charge et initié au Kick Boxing et K 1.
J’ai passé trois mois à m’entraîner durement, quasiment 2h30 tous les jours, nous avons eu une bonne accroche humaine et sportive. Pascal m’a transmis son goût du ring et sa passion du combat…
En Juniors, j’ai fait de bons débuts avec lui et j’ai de bonnes bases grâce à son savoir faire: Pascale dirige une excellente école de boxe et transmet ses valeurs, bien au-delà du seul sport. Je garde contact avec lui j’ai d’excellents souvenirs d’une équipe Corse présente en coupe du Monde en 2017.

Pourquoi as tu évolué ailleurs par la suite ? On peut tout simplement le dire : par amour ! Ma compagne est partie faire ses études à Bordeaux, j’ai quitté la Corse pour la suivre et j’avais alors, en 2019, une vingtaine de combats.
En arrivant à Bordeaux, j’ai rapidement perçu le dynamisme de l’équipe d’Impacts et je trouvais qu’il y avait une plus-value à boxer dans diverses disciplines. Je me suis donc essayé à la Boxe Anglaise, à la Savate Pro et au Full Contact. La salle est ouverte plus de 20hr par semaine, il n’y aucune excuse valable et on peut s’y entraîner avec sérieux.

Crédit photo : David Laspois

Dans ce nouveau club, où en es-tu deux ans après ? J’ai je crois progressé et je suis plus mâture dans mon approche. J’en suis à 37 combats pour 30 victoires, je prends en compte une préparation plus raisonnée, je ne suis plus dans la logique « boxer + boxer + boxer… ». Je sais ce que je veux : côtoyer le plus haut niveau, vivre de mon sport si possible, rendre aussi en partie au club ce qu’il me donne et me former comme enseignant. Tous ces projets sont à mener de front, et cela me plait, malgré un emploi du temps bien chargé.

Crédit photo : Laetitia Lavallette

Où trouves-tu ta motivation ? L’adrénaline est toujours présente, le goût de produire un grand spectacle sportif pour le public demeure une source de plaisir intense. Je suis toujours avide d’entraînements et de progrés dans mon sport, malgré les blessures ou une défaite, j’ai vraiment ça en moi.
J’ai malgré tout le regret de ne pas avoir la reconnaissance que méritent les combattants, notre sport est exigeant mais pas suffisamment valorisé, c’est bien dommage.

Que peut-on te souhaiter pour la saison 2021/2022 ? Des combats se profilent, mi Décembre 2021 puis en Janvier et Février 2022, je me donne les moyens que cette saison soit celle de la pleine réussite. Je voudrais intégrer des organisations prestigieuses et me produire devant toujours plus de monde, cela me plairait beaucoup !

Crédit photo : Pascal Laplassotte

Le mot du coach : Clément Bibard, IMPACTS 33 – Bordeaux.

«  Depuis 3 ans au sein du club multi-boxes « Impacts 33 » à Bordeaux, Alban ne cesse de progresser. C’est une « éponge » qui apprend très vite. A 23ans, professionnel dans ses entraînements quotidiens et entouré d’une équipe pluridisciplinaire, Alban relève tous les défis en Kick, K1, Full, Anglaise ou Savate Pro.
Professionnel sur le ring, comme dans la vie, Alban se donne les moyens d’arriver au plus haut niveau. C’est un plaisir de travailler avec lui.
Pour cette saison, Alban participera pour la première fois au Championnat de France Pro de la FFKMDA.
Il a aussi trois dates de prévues en Kick, K1 et Savate Pro. De nationalité Albanaise, il représente fièrement son pays. Son plan de carrière est déjà bien ficelé, reste désormais à le faire connaître sur les grosses organisations nationales. »